Au plus haut niveau de l’Etat, 2006 se présente cependant sous un jour inattendu. Le Président de la République multiplie les effets d’annonce et les projets de réforme depuis quinze jours : le financement de la sécurité sociale, la justice, l’égalité des chances, la consécration constitutionnelle de l’abolition de la peine de mort, tout y passe. Après l’échec du référendum du 29 mai et la mise en retrait du Président pendant les émeutes urbaines, cet activisme surprend. Jacques Chirac donne l’impression de vouloir faire en 18 mois ce qu’il n’a pas entrepris pendant 10 ans. Au moment où la France perd en compétitivité, cette omniprésence a quelque chose de surréaliste.