Au-delà de la difficulté qu'elles éprouvent à se reconstruire et à retrouver, avec leurs enfants, une vie "ordinaire", ces victimes nous invitent à réformer notre procédure pénale. Dans la sérénité. C'est bien ce que l'opinion attend maintenant. Comment éviter la reproduction de telles erreurs judiciaires annulées ? Donnons-nous quelques mois pour tirer les leçons des dysfonctionnement en chaîne constatés dans cette douloureuse affaire. La justice remplit une fonction de régulation sociale irremplaçable : elle ne doit être prisonnière ni des clivages idéologiques ni des règlements de compte politiques.