En vue du prochain Sommet européen, un débat est organisé, le 21 mars,à l'Assemblée Nationale. François Bayrou m'a demandé d'exprimer à cette occasion les souhaits de l'UDF. Au moment où je prépare mon intervention, voici les idées qui me viennent spontanément à l'esprit.

Dans une Europe qui n'a défini ni ses frontières ni ses institutions, il est urgent que les chefs d'Etat et de Gouvernement se ressaisissent. L'opinion ne comprendrait pas que le projet européen (le plus beau rêve politique depuis l'après-guerre) reste encore longtemps en état d'apesanteur. Son destin va en effet se jouer, selon moi, dans les deux prochaines années. Ou bien, elle continue de se diluer dans un espace économique ouvert à tous vents; ou bien, elle rassemble ses forces pour créer un espace politique de stabilité, de paix et de prospérité, équilibrant la puissance américaine et demain les géants asiatiques (Chine et Inde).

Dans ce débat, j'insisterai particulièrement sur les carences de l'Europe en matière énergétique. Comme le montrent les évènements les plus récents (conflit entre l'Ukraine et la Russie, dépendance de nos pays, OPA de l'italien Enel sur Suez), il est temps que l'Europe s'empare de ce dossier. Il s'agit à la fois de mieux réguler le marché et notre approvisionnement et de promouvoir les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Ces objectifs étaient formulés dans le projet de Traité, rejeté le 29 mai dernier. Il faut naturellement les reprendre !