Blog de Pierre Albertini

samedi 1 avril 2006

Révision de la carte régionale des CCI

Les chambres rĂ©gionales de commerce et d'industrie sont invitĂ©es Ă  redĂ©finir la carte des CCI. Exercice difficile car notre rĂ©gion compte 8 CCI. Mais exercice nĂ©cessaire car beaucoup d'entre elles n'ont pas la taille critique (en nombre d'entreprises ressortissantes et en bases d'imposition). Un regroupement permettrait donc une efficacitĂ© accrue pour rĂ©pondre aux dĂ©fis du dĂ©veloppement Ă©conomique et de la gestion des infrastructures (ports, aĂ©roports...). Seules, 3 CCI sont au-dessus du plancher fixĂ© par le dĂ©cret du 15 mars 2006 : Rouen, Le Havre et Evreux. Les 5 autres ne l'atteignent pas : FĂ©camp, Bolbec, Dieppe, Le TrĂ©port, Elbeuf. DĂ©jĂ  des rapprochements sont en cours, entre Le TrĂ©port et Abbeville, entre FĂ©camp et Bolbec. Restera Ă  rĂ©gler le cas de Dieppe (frappĂ©e par le dĂ©clin de son port) et d'Elbeuf (qui cherche contre vents et marĂ©es Ă  conserver son autonomie). Ces combats d'arriĂšre-garde n'ont pas de sens. Pourquoi perpĂ©tuer des structures trop rĂ©duites, sinon pour conserver des situations acquises au dĂ©triment de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ? Le prĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral s'oppose au rapprochement des CCI comme il s'est opposĂ© jusqu'ici Ă  la crĂ©ation d'une communautĂ© urbaine Rouen-Elbeuf. Je crois sincĂšrement que c'est une double erreur. Nous sommes dans le mĂȘme bĂąteau autant hisser nos voiles ensemble.

Un objet juridique non identifié

En dĂ©cidant de promulguer la loi sur le CPE, tout en recommandant de ne pas l'appliquer tant qu'une nouvelle loi ne l'aura pas corrigĂ©e, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a inventĂ© un nouvel objet juridique non identifiĂ©. En rĂ©alitĂ©, le texte gouvernemental, imaginĂ© par le Premier ministre, va ĂȘtre largement vidĂ© de son contenu dans quelques semaines si la pĂ©riode d'essai est ramenĂ©e Ă  un an et si la rupture du contrat est assortie d'une obligation de la motiver. Dans ces conditions, il eĂ»t Ă©tĂ© plus simple de demander une "seconde dĂ©libĂ©ration de la loi" comme le prĂ©voit l'article 10 de la Constitution. L'exercice d'Ă©quilibriste tentĂ© par le PrĂ©sident est Ă  haut risque, celui de ne contenter personne. Pourtant, il est urgent de sortir de l'impasse et de cette sociĂ©tĂ© bloquĂ©e dans laquelle nous nous enfonçons insensiblement. La cause du chĂŽmage des jeunes vaut mieux qu'un affrontement de type clanique.