Chacun connaĂźt les mĂ©faits du tabac (et mĂȘme du tabagisme passif) sur la santĂ©. Dans ces conditions, quoi de plus normal que de lancer un nouveau dĂ©bat sur le sujet comme l'ont fait de nombreux pays ? Dans cet esprit, j'ai soutenu la proposition de loi dĂ©posĂ©e par mon collĂšgue Yves Bur qui comportait une interdiction de fumer dans les lieux publics. Certes, fumer est une libertĂ© qu'il ne s'agit pas de supprimer. Mais, son usage (qui relĂšve d'un choix individuel) rencontre une limite naturelle : le respect de de la libertĂ© des non-fumeurs. Si l'on en croit un sondage rĂ©alisĂ© rĂ©cemment, 78 % des personnes interrogĂ©es se dĂ©clarent favorables Ă  une telle mesure. C'est pourquoi, le refus du Gouvernement d'inscrire, comme prĂ©vu, le sujet Ă  l'ordre me paraĂźt incomprĂ©hensible. C'est de santĂ© publique qu'il s'agit. On recherche vainement la cohĂ©rence dans tout cela.