Depuis l'été 2005, après l'examen du projet par la Commission supérieure des sites, l'instruction du dossier s'est poursuivie sous la conduite de l'Inspection Générale. On sait en effet que le Ministère de la Culture avait, dès le printemps 2005, mis en oeuvre son droit d'évocation, justifié par l'environnement exceptionnel de la cathédrale et de son parvis. Par voie de conséquence, il en résultait un dessaisisement des services locaux et de la ville. Toute décision était suspendue à l'avis favorable du Ministère de la Culture. Le directeur de l'Architecture et du Patrimoine, M. Clément, vient de nous le communiquer. D'aucuns pourront trouver le temps long : il est vrai que la procédure d'instruction aura duré près d'un an. Faut-il le regretter ? Je ne le crois pas. La maturation d'un tel projet ne se décrète pas. La voie est désormais ouverte à la délivrance d'un permis de démolir et de (re)construire par la la ville. Mais la compétence de celle-ci est, juridiquement, une compétence liée. Comme le dit une vieille règle de droit, "donner et retenir ne vaut".