La commĂ©moration du 8 mai a changĂ© de sens. L'Allemagne et la France se sont rĂ©conciliĂ©es dans l'Europe au point qu'un manuel commun d'histoire contemporaine va ĂȘtre proposĂ© aux lycĂ©ens de nos deux pays. Nous n'avons pas Ă  craindre, entre nous, de combats fratricides. Le message du 8 mai devrait ĂȘtre dĂ©sormais un message universel : celui des valeurs de libertĂ©, de paix, de respect de la dignitĂ© humaine, de droit des peuples Ă  disposer d'eux-mĂȘmes.
Ce message est fort, dans son fondement mais toujours fragile, dans son application. Ces principes devraient ĂȘtre rappelĂ©s et cultivĂ©s par toute la communautĂ© internationale. Pour cela, la mĂ©moire de la barbarie ne doit pas ĂȘtre sĂ©lective si elle veut conquĂ©rir tous les peuples. Pour l'Allemagne, les crimes contre l'humanitĂ© ont Ă©tĂ© jugĂ©s par un tribunal international. Mais on n'a pas fait de mĂȘme pour le goulag soviĂ©tique ou pour la rĂ©volution culturelle en Chine (pour ne prendre que ces exemples).
Ce sont tous les totalitarismes qu'il faut condamner avec force si l'on veut introduire un peu plus de morale dans la vie internationale.