J'ai lu qu'il existerait une maquette du nouveau projet que son auteur ne voudrait pas montrer. Je crains que l'explication ne soit plus simple, au risque de dĂ©cevoir les amateurs de petits secrets (il y en a beaucoup plus qu'on ne le pense). En rĂ©alitĂ©, une maquette de travail a bien Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pendant la phase d'instruction du dossier par le MinistĂšre. Son but Ă©tait de mieux apprĂ©hender l'intĂ©gration du projet dans son environnement construit. Je l'ai vue il y a quelques semaines. OĂč est-elle depuis ? Chez le maquettiste ! Il faut en effet la modifier pour tenir compte des derniĂšres prescriptions du Ministre (dĂ©densification, mise en valeur de la façade RomĂ©, notamment). Elle sera ensuite exposĂ©e dans diffĂ©rents lieux de la ville. Comme on peut le voir, il n'y a rien lĂ  de mystĂ©rieux.
Toute proportion gardĂ©e, cette rumeur me rappelle ce que m'a racontĂ©, il y a bien longtemps, l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis. Il a reçu, un jour, dans son bureau, une personne qui lui a dit crĂ»ment ĂȘtre un "fabricant de rumeurs". InterloquĂ©, Baudis a refusĂ© de le croire. L'homme lui a alors proposĂ© de dĂ©finir avec lui une petite histoire "abracadabrantesque" comme dirait notre PrĂ©sident. "Si, avant six mois, quelqu'un vous la rapporte, vous saurez que je suis redoutablement efficace". Quelque temps plus tard, le maire de Toulouse, qui avait naturellement oubliĂ© cet Ă©pisode, fut tout surpris d'entendre de la bouche de l'un de ses administrĂ©s, digne de foi, l'histoire invraisemblable en question. J'ai longtemps oubliĂ© moi-mĂȘme ce que m'avait racontĂ©, amusĂ©, mon ami Baudis. Jusqu'au jour oĂč j'appris qu'il Ă©tait affreusement et injustement mis en cause dans cette misĂ©rable affaire des prostituĂ©es de Toulouse.
Chacun en tirera les enseignements qu'il veut...