Commémoration du supplice et de la réhabilitation de Jeanne d'Arc
Par Pierre Albertini, dimanche 28 mai 2006 à 22:02 :: Local :: #62 :: rss
Ce dimanche, les cĂ©rĂ©monies en l'honneur de Jeanne d'Arc ont Ă©tĂ© placĂ©es sous la prĂ©sidence d' Alain Sadourny, historien et l'un des fondateurs de l'universitĂ© de Rouen dont on aurait dĂ» fĂȘter le 40e anniversaire cette annĂ©e. Ce fut l'occasion, pour moi, de rendre hommage Ă tous ceux qui ont militĂ© pour la crĂ©ation, Ă Rouen, d'une universitĂ© de plein exercice. Aujourd'hui, ce sont 40.000 Ă©tudiants qui poursuivent des Ă©tudes supĂ©rieures (universitĂ©, classes prĂ©paratoires, grandes Ă©coles, BTS) dans l'agglomĂ©ration, soit 10 % de la population. Qui aurait prĂ©vu une Ă©volution aussi rapide en 1966 ?
Evoquant le long processus de rĂ©habilitation de Jeanne d'Arc, commencĂ© peu aprĂšs la libĂ©ration de notre ville et achevĂ© le 7 juillet 1456, j'ai conclu ainsi mon discours : "En rĂ©alitĂ©, Jeanne d'Arc Ă©tait dĂ©jĂ entrĂ©e dans la lĂ©gende : le peuple de France admirait la Pucelle depuis longtemps dĂ©jĂ . Il en avait fait un symbole, bien avant l'Eglise et l'Etat qui attendirent 1920 avant de la canoniser et d'en faire une hĂ©roĂŻne nationale. Il y a plusieurs façons d'honorer Jeanne d'Arc. On peut voir en elle la sainte guidĂ©e par les commandements de Dieu, la jeune paysanne aux sentiments nobles et purs, le capitaine rĂ©glant l'artillerie et galvanisant ses troupes, la suppliciĂ©e dĂ©vorĂ©e par les flammes du bĂ»cher et s'abandonnant Ă son sort. Il y a aussi plusieurs façons d'aimer Jeanne. Priante, souffrante, rayonnante, humble pour elle-mĂȘme et ambitieuse pour son roi, elle est l'image de la France. Celle qui ne se rĂ©signe pas. Celle qui se rassemble aprĂšs les mauvais jours. Celle enfin qui sait qu'entre le sabre et l'esprit, c'est toujours l'esprit qui triomphe".
Commentaires
1. Le mardi 30 mai 2006 à 11:42, par Bolduc737
2. Le mardi 30 mai 2006 à 15:22, par Monsieur Julien
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