samedi 9 septembre 2006
Réduction du chÎmage ou augmentation du pouvoir d'achat ?
Par Pierre Albertini, samedi 9 septembre 2006 à 19:38 :: General
La rencontre annuelle du président du Conseil général avec les maires s'est déroulée ce matin, au Havre. Elle a notamment donné lieu à la présentation d'un questionnaire réalisé par l'IFOP auprÚs d'un échantillon de 800 habitants, représentatifs du département. On y apprend que l'amélioration du pouvoir d'achat vient loin devant la réduction du chÎmage. Cette priorité a de quoi surprendre et je l'ai fait remarquer aux élus présents.
Naturellement, il serait absurde de nier les difficultĂ©s qu'Ă©prouvent beaucoup de nos concitoyens qui travaillent Ă joindre les deux bouts. L'Ă©volution du pouvoir d'achat des mĂ©nages stagne et ne couvre pas certains besoins Ă©lĂ©mentaires (loyers) ou nouveaux (tĂ©lĂ©phonie par exemple). On parle Ă ce sujet de "salariĂ©s pauvres". Cependant, faut-il pour autant oublier les 3 Ă 4 millions de personnes aujourd'hui exclues du travail ? Cette inĂ©galitĂ© est, pour moi, la plus injuste de toutes. Car elle porte atteinte Ă la dignitĂ© Ă laquelle chacun a droit et dĂ©truit la cohĂ©sion nationale. L'absolue prioritĂ© de l'action publique, Ă mes yeux, doit ĂȘtre la lutte contre le chĂŽmage.
Malheureusement, les organisations syndicales ne regroupent guÚre de demandeurs d'emploi. Il y a donc tout lieu de craindre qu'elles se mobilisent sur le pouvoir d'achat plus que sur l'emploi. Et ce que disent certains candidats à la présidence de la République n'est pas fait pour me rassurer. Une fois encore, on risque d'arbitrer en faveur de ceux qui ont un travail contre ceux qui n'en ont pas.
Naturellement, il serait absurde de nier les difficultĂ©s qu'Ă©prouvent beaucoup de nos concitoyens qui travaillent Ă joindre les deux bouts. L'Ă©volution du pouvoir d'achat des mĂ©nages stagne et ne couvre pas certains besoins Ă©lĂ©mentaires (loyers) ou nouveaux (tĂ©lĂ©phonie par exemple). On parle Ă ce sujet de "salariĂ©s pauvres". Cependant, faut-il pour autant oublier les 3 Ă 4 millions de personnes aujourd'hui exclues du travail ? Cette inĂ©galitĂ© est, pour moi, la plus injuste de toutes. Car elle porte atteinte Ă la dignitĂ© Ă laquelle chacun a droit et dĂ©truit la cohĂ©sion nationale. L'absolue prioritĂ© de l'action publique, Ă mes yeux, doit ĂȘtre la lutte contre le chĂŽmage.
Malheureusement, les organisations syndicales ne regroupent guÚre de demandeurs d'emploi. Il y a donc tout lieu de craindre qu'elles se mobilisent sur le pouvoir d'achat plus que sur l'emploi. Et ce que disent certains candidats à la présidence de la République n'est pas fait pour me rassurer. Une fois encore, on risque d'arbitrer en faveur de ceux qui ont un travail contre ceux qui n'en ont pas.