L'association pour le développement des ports français a tenu, le 29 septembre, sa journée de travail à Rouen. Elle avait invité pour la circonstance Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, chargé des transports. Le (seul) commissaire européen français qui connaît bien notre ville (il y fut marié par Jean Lecanuet) a tracé les grandes lignes d'une politique portuaire. Parmi les thèmes évoqués, j'ai retenu personnellement :

  • la forte croissance prĂ©visible du trafic maritime
  • la nĂ©cessitĂ© de lourds investissements portuaires pour assurer la fluiditĂ© et Ă©viter la congestion que connaissent les ports amĂ©ricains, par exemple
  • l'importance des questions environnmentales (gaz Ă  effet de serre notamment)
Pour le port de Rouen, ces données trouvent une application évidente. Une tonne de marchandise transportée par mer consomme 14 fois moins d'énergie que par route ! Un navire de 40 000 tonnes transporte l'équivalent de 1000 wagons ou de 2000 camions ! Alors, Rouen, port du développement durable ? C'est possible. A condition de favoriser les alternatives au tout routier. Il y a beaucoup à faire en ce domaine si l'on en juge par la répartition des modes de transport ptatiquée aujourd'hui :
Flux en haute-Normandie (INSEE, 2005) - trafic maritime : 100 M. tonnes - trafic fluvial : 13 M. tonnes - trafic ferroviaire : 9 M. tonnes - trafic routier : 160 M. tonnes
Notre chance est que Rouen est à l'interface du maritime et du fluvial. Il ne faut pas manquer ce rendez-vous qui conjugue développement économique et protection de l'environnement.

Petite touche personnelle : le président du port avait eu la bonne idée de réuni toutes les personnalités invitées dans le hangar 4. On a pu ainsi déjeuner dans cet espace réhabilité, au bord de l'eau. Vivement l'ouverture prochaine de la première brasserie dans ce lieu magique.