Comme chaque annĂ©e, Ă©tait organisĂ©, le 5 novembre, un dĂ©bat sur le thĂšme : "quelle politique pour la France ?". J'y ai participĂ© au cĂŽtĂ© de Daniel Paul (PC), Christophe Bouillon (PS) et Alfred Trassy-Paillogues (UMP). Naturellement, le public Ă©tait largement acquis Ă  la cause communiste. NĂ©anmoins, ces espaces de confrontation pacifique des idĂ©es sont suffisamment rares pour ĂȘtre signalĂ©s. J'ai du mal Ă  imaginer, par exemple, que, dans le contexte actuel, l'UMP ou le PS local accepte de faire figurer, Ă  la mĂȘme tribune, des orateurs aussi diffĂ©rents.

A la fin de la réunion, un journaliste m'a demandé si j'avais pu convaincre quelques personnes, dans l'assistance. Je lui ai répondu que je n'en savais rien : ma présence à ce genre de réunion s'explique par la nécessité de défendre le pluralisme et de lutter contre la "peopolisation" de la vie politique. Vive la biodiversité politique !