Blog de Pierre Albertini

dimanche 3 décembre 2006

Festival du livre de jeunesse

Tenu les 2 et 3 décembre, le festival vient de s'achever. Plus d'exposants, plus de visiteurs que l'année dernière. L'heure du bilan complet n'est pas encore venue mais le premier constat est encourageant. Merci aux organisateurs et au public !

http://www.rouen.fr/galerie/index.php?album=34

L'espace Ethique du CHU



Le CHU de Rouen a décidé de mettre en place un espace Ethique, destiné à recueillir des points de vue, à confronter des expériences sur les divers aspects de la maladie et de la souffrance des patients. Ce croisement de regards est tout à fait utile. Il réunit un nombre croissant de praticiens de diverses disciplines comme en témoigne la 3e journée qui s'est déroulée, la semaine dernière, sur le thème suivant : "l'annonce d'une maladie grave".

Ce sujet est au carrefour de données juridiques, déontologiques mais aussi philosophiques et religieuses. D'un côté, le malade a le droit d'être informé sur son état. De l'autre, le médecin doit lui délivrer une réponse claire et compréhensible. Facile à dire mais pas facile à mettre en application ! Chaque patient est un cas particulier, parfois désireux de savoir, parfois peu disposé à entendre. Et comment prévoir la réaction de l' environnement familial ? S'il n'y a pas de modèle, il y a des erreurs à ne pas commettre. Ecoute, dialogue sont les maîtres-mots de la confiance nécessaire entre soignants et malades.

Existe-t-il un esprit des institutions ?


De la conférence que j'ai donnée, hier, à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, j'extrais ces quelques phrases de Montesquieu : celui-ci constate les conséquences fâcheuses de la disparition de la "vertu" (l'amour des lois et de la patrie) qui est, selon lui, le principe de la démocratie. C'est une forte invitation à réfléchir sur la situation de notre pays aujourd'hui :

"Lorsque cette vertu cesse, l'ambition entre dans les coeurs qui peuvent la recevoir, et l'avarice entre dans tous.
Les désirs changent d'objet : ce qu'on aimait, on ne l'aime plus ; on était libre avec les lois, on veut être libre contre elles ; chaque citoyen est comme un esclave échappé de la maison de son maître ; ce qui était maxime, on l'appelle rigueur ; ce qui était règle, on l'appelle gêne (...) Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La République est une dépouille ; et sa force n'est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous".

L'Esprit des Lois, 1748.