Blog de Pierre Albertini

mercredi 31 janvier 2007

Cinq minutes de répit pour la planÚte



L'Alliance pour la planÚte (groupement d'associations environnementales) lance une opération symbolique : 5 minutes de répit pour la planÚte, demain 1er février. Cette date a été choisie en raison de la remise, le lendemain, du rapport du GIEC (groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) et de la tenue, à Paris, d'une conférence internationale sur l'environnement.

La ville de Rouen s'associe comme d'autres Ă  cette opĂ©ration, en invitant les habitants Ă  Ă©teindre leurs lumiĂšres demain 1er fĂ©vrier, de 19h55 Ă  20 heures. De son cĂŽtĂ©, elle coupera progressivement l'Ă©clairage de la cathĂ©drale qui sera plongĂ©e dans le noir au mĂȘme moment. Le but poursuivi est d'accĂ©lĂ©rer la prise de conscience, par les citoyens, du rĂ©chauffement climatique et de l'urgence d'agir en ce domaine.

dimanche 28 janvier 2007

Bravo aux hockeyeurs !


Les Dragons accueillaient Ă  la patinoire l'Ă©quipe de Morzine, premiĂšre du championnat de hockey sur glace. A l'issue d'un match Ă©maillĂ© par la "duretĂ©" du jeu des visiteurs, déçus d'ĂȘtre aussi largement menĂ©s au score, Rouen a remportĂ© une belle victoire : 7 Ă  2.

Un bel encouragement pour les play-off à venir ! Rouen est aussi demi-finaliste de la coupe de France. Si l'équipe bat Angers, elle jouera, en finale, au Palais Omnisports de Bercy : du beau spectacle en perspective...

Une verrue en passe d'ĂȘtre rĂ©habilitĂ©e



A l'angle de la rue Victor Hugo et de la rue des Augustins, vous avez sans doute remarqué cet immeuble qui n'en finissait pas de dépérir depuis les années 90. A l'origine de cette dégradation spectaculaire du bùti, un contentieux opposant le propriétaire à la ville et à l'Etat, à propos de la délivrance d'un certificat d'urbanisme. Aujourd'hui, une restauration de l'édifice est enfin entreprise. On ne peut que s'en réjouir. Au coeur de Rouen, cette ruine, périodiquement squattée, était une injure au patrimoine de la ville mais aussi une menace pour les occupants inconscients et pour les voisins.

jeudi 25 janvier 2007

Disparition d'un baroudeur, d'un homme de panache et de courage, inclassable



A ma maniÚre, je voudrais rendre hommage à Jean-François Deniau, que j'ai cotoyé à l'Assemblée, en vous proposant quelques-unes de ses réflexions :

"La vĂ©ritĂ© est d'ĂȘtre fidĂšle Ă  sa vĂ©ritĂ©. La politique n'est fidĂšle qu'Ă  la politique".

"L'action et le rĂȘve ne doivent jamais ĂȘtre dissociĂ©s. Il faut de l'imagination et de la volontĂ©, il faut de l'expĂ©rience et un idĂ©al, il faut croire et oser".

"Courage et vérité. Ils vont ensemble, comme un frÚre et une soeur qui se tiennent par la main"


Mémoires de 7 vies (Plon)

mardi 23 janvier 2007

Un premier pas vers l'ouverture au public de la "Maison sublime" (monument juif)



Le Garde des sceaux, Pascal Clément, souhaite la création d'une association destinée à ouvrir au public la "Maison sublime", située sous la cour du Palais de justice de Rouen. Composée de représentants des magistrats, de la ville, de l'Office de tourisme et, éventuellement, de l'agglomération, cette association sera compétente pour organiser, sous la conduite de conférenciers, la visite du monument par des groupes, tout en préservant la sécurité des juridictions. Il s'agit là d'un premier pas, attendu depuis plusieurs années.
La ville et l'Office de tourisme seront garants du bon fonctionnement de ce dispositif transitoire qui appellera Ă  terme des solutions plus ambitieuses.

lundi 22 janvier 2007

Disparition d'un regard et d'une voix


Avec la mort de l'Abbé Pierre, disparaissent une voix et un regard. La voix des exclus et des mal-logés. Le regard d'amour et de charité porté sur nos concitoyens les plus déshérités par les accidents de la vie.

En 1954, l'Abbé Pierre a lancé son appel en faveur des sans-logements. Peu aprÚs, une réunion au Cirque (non encore détruit, place du Boulingrin) a mobilisé les jeunes rouennais autour du pÚre Daubeuf. Au coeur de cet hiver particuliÚrement froid, la Seine charriait des glaçons, à Rouen.
J'ai eu le privilĂšge de rencontrer Ă  deux reprises l'AbbĂ© Pierre, Ă  Rouen et Ă  Notre-Dame de Bondeville, parmi la communautĂ© d'EmmaĂŒs qu'il avait fondĂ©e. Il Ă©tait dĂ©jĂ  Ă©conome de ses paroles mais celles qu'il prononçait marquaient profondĂ©ment ceux qui l'Ă©coutaient.
Elles n'ont rien perdu hélas de leur actualité, aujourd'hui.

vendredi 19 janvier 2007

si, si c'est possible (suite encore)

J'ai rencontrĂ© longuement le Directeur rĂ©gional de la SNCF. Pendant une heure et demie, il m'a livrĂ©, honnĂȘtement, son analyse de la situation catastrophique de novembre-dĂ©cembre. La dĂ©gradation est due, selon lui, au cumul de deux sĂ©ries de facteurs :
- les uns sont structurels et bien connus des usagers de la ligne Rouen-Paris : saturation chronique entre Mantes et Paris, aggravĂ©e par l'augmentation rĂ©guliĂšre du trafic passagers sur les lignes de banlieue, vieillissement des locomotives (gĂ©nĂ©ration des 16.000) essoufflĂ©es au bout de plus de 40 ans de service, pĂ©nurie de mĂ©caniciens, sur le rĂ©seau rĂ©gional et mĂȘme national.
- les autres sont plus conjoncturels : la chute abondante (fin novembre) de feuilles sur certains tronçons, qui diminue l'adhérence, et que l'unique train de nettoyage fonctionnant la nuit n'a pu balayer en temps utile, l'impact répété des grÚves nationales, prolongées en région par celles des mécaniciens et des contrÎleurs.
Depuis janvier, la situation s'est un peu amĂ©liorĂ©e, Ă  l'exception de deux incidents graves (dont celui du 10 dont vous ĂȘtes nombreux Ă  avoir parlĂ©).

J'ai renouvelé auprÚs du Directeur régional les améliorations attendues à court terme.
D'abord, la régularité : pour cela, il faut affecter à la ligne des locos plus puissantes et plus récentes (génération des 15.000), aujourd'hui en service sur le réseau est.
La poursuite des travaux d'amĂ©lioration de l'infrastructure (voies, tunnel) est Ă©galement indispensable mĂȘme si cela occasionne un ralentissement ponctuel de 3 Ă  4 minutes. Les clients de la ligne prĂ©fĂšreraient des trajets allongĂ©s de 5 Ă  10 minutes si les trains Ă©taient Ă  l'heure.
Ces attentes sont justifiées. La ligne Rouen-Paris est rentable (c'est moins le cas du tronçon Le Havre-Rouen), elle est en outre en progression constante. Les clients méritent donc qu'on les traite dignement.
La question du confort ne peut Ă©galement ĂȘtre Ă©cartĂ©e mĂȘme si aujourd'hui, elle est seconde. La rĂ©gion de Haute-Normandie se dĂ©clare ainsi prĂȘte Ă  acquĂ©rir 17 rames Ă  deux niveaux (dont la livraison ne dĂ©butera que fin 2008) qu'elle louera Ă  la SNCF. L'intention est louable mais le coĂ»t Ă©levĂ© : 232 M €. La solution mise en oeuvre en Basse-Normandie (acquisition commune des rames par la RĂ©gion et la SNCF) n'est-elle pas plus adaptĂ©e, pour un coĂ»t 10 fois moins Ă©levĂ© ?
Comme vous, j'attends dĂ©sormais une rĂ©ponse claire de la part de la Direction Nationale. D'ici lĂ , la crĂ©ation d'une association et la signature d'une pĂ©tition des voyageurs pourraient ĂȘtre utiles.

lundi 15 janvier 2007

si, si , c'est possible, SUITE

Je me félicite de constater que les usagers se mobilisent. Le blog train train quotidien et un forum dédié aux problÚmes de la ligne rassemblent un public toujours plus nombreux.
Je ne doute pas d'ailleurs que la direction de la SNCF suit Ă©galement tout ce qui s'y Ă©crit. Cette mobilisation de terrain se doit d'ĂȘtre la plus intelligente et la plus pacifique possible. L'action conjointe des Ă©lus et des usagers est d'ailleurs indispensable. Elle n'exclut pas, Ă  mon avis, sa mĂ©diatisation.


Pour information, voilà le courrier qui a été adressé à Mme Idrac en décembre :

Madame la Présidente,
Je ne peux passer sous silence plus longtemps les nombreux désagréments subis par les usagers de la ligne ferroviaire Rouen-Paris, qui connaissent une brutale aggravation depuis quelques semaines.
Certes, la dĂ©gradation de la fiabilitĂ© et du confort de cette ligne, autrefois fleuron des chemins de fer, a commencĂ© bien avant que vous n'exerciez vos responsabilitĂ©s Ă  la tĂȘte de l'entreprise nationale. Ainsi, le temps de trajet n'a cessĂ© de s'allonger depuis quelques dizaines d'annĂ©es, en raison de la saturation des voies Ă  l'approche de l'Ile-de-France. Mais depuis quelques semaines, les incidents et les retards se multiplient et provoquent la colĂšre et l'exaspĂ©ration des passagers : aux causes structurelles de ralentissement s'ajoutent dĂ©sormais des pannes frĂ©quentes de locomotives, des problĂšmes d'aiguillage et de signalisation, des grĂšves perlĂ©es de certaines catĂ©gories de personnel, au point de rendre impossible tout pronostic fiable sur le temps de parcours.
Comme vous le savez, chaque jour des abonnĂ©s, qui sont pour la plupart des employĂ©s, prennent le train pour se rendre sur leur lieu de travail (et non pour faire du tourisme). Ils sont donc trĂšs pĂ©nalisĂ©s par ces retards rĂ©pĂ©tĂ©s. Etant moi-mĂȘme un habituĂ© de la ligne, je ne peux que constater ces perturbations qui placent d'ailleurs le personnel de la SNCF dans une position dĂ©plaisante. S'y ajoute le comportement pas toujours trĂšs diplomatique de la police ferroviaire qui, au lieu de se consacrer Ă  la rĂ©pression des dĂ©lits, dissuade parfois les usagers de protester, par des mĂ©thodes injustifiables. Or tout citoyen, a fortiori tout client, est en droit d'attendre d'un service public un traitement digne.

Les Maires des villes et les PrĂ©sidents des agglomĂ©rations de Caen, du Havre et de Rouen, rĂ©unis le mois dernier, n'ont pu que constater l'Ă©tat de fait que je vous dĂ©cris. Aussi, au moment oĂč vous annoncez que la SNCF enregistre un rĂ©sultat financier « record » , nous insistons pour qu'un rendez-vous nous soit accordĂ© et que des amĂ©liorations soient apportĂ©es rapidement aux conditions de desserte (rĂ©gularitĂ© et confort) de nos lignes.

Veuillez, Madame la Présidente, agréer l'expression de toute notre considération.

train train quotidien
le forum

dimanche 14 janvier 2007

Le logement : un droit "opposable" ou un devoir de la nation ?

L'irruption de la question des SDF et sa gestion par les Enfants de Don Quichotte puis par les responsables gouvernementaux me met mal à l'aise. En quelques semaines, on voit apparaßtre des tentes rouges (bien visibles) à Paris et dans quelques villes de province alors que le problÚme est récurrent et ne cesse de s'aggraver depuis des années. La réponse du pouvoir politique consiste alors à proposer, en toute hùte, le vote d'une loi nouvelle. Subitement, la pression médiatique, savamment orchestrée jusqu'ici, retombe.

Qui s'en plaindrait si cette prise de conscience subite prĂ©parait une solution satisfaisante. Or le moins qu'on puisse en dire est qu'on renvoie Ă  plus tard la mise en oeuvre des amĂ©liorations souhaitables. Qui pourrait croire qu'en deux ans, les 86.000 SDF recensĂ©s trouveront un hĂ©bergement durable ? Quant aux logements sociaux et trĂšs sociaux, il en manque aujourd'hui 600.000. Au rythme oĂč on les construit, ce n'est pas en 2012 qu'ils seront livrĂ©s. Pourquoi parler alors de droit au logement "opposable", Ă  cette date ? Encore une fois, le vote d'une loi entretient l'illusion que la rĂ©ponse sera Ă  la hauteur des enjeux.

Personnellement, je prĂ©fĂšrerais qu'on conduise une action publique plus ferme sur le logement, en utilisant en prioritĂ© les outils dont on dispose dĂ©jĂ  mais qui sont mis en oeuvre avec un zĂȘle trĂšs variable, par les communes, par les bailleurs et par l'Etat. Je serais d'ailleurs curieux de savoir combien d'entre vous connaissaient l'existence des Enfants de Don Quichotte, avant dĂ©cembre 2006.

lundi 8 janvier 2007

Débat sur la Justice



Avec d'autres invités (Patrick Devedjian, Julien Dray,...), je participerai vendredi 12 janvier, au studio 105 de la Maison de la Radio, à un débat sur le thÚme : vers une justice utile. Animé par Christian Bidner de France Inter, ce débat sera l'occasion de préciser mon point de vue sur la prison, les peines alternatives, la détention provisoire, la procédure pénale, la responsabilité des magistrats...
Maison de la Radio -France Inter : 12 janvier (9h30-13h).
plus d'infos

Le Marité




Depuis 2004, les collectivités locales, conduites par la ville de Rouen, ont acquis à Stockholm le "Marité", désormais sous pavillon français. Grùce au magazine de la mer Thalassa qui l'a fait naviguer de Boulogne à Ajaccio, le Marité est aujoud'hui l'un des navires les plus connus de nos concitoyens. Depuis septembre dernier, sa restauration est confiée au chantier Bernard, de St Vaast La Hougue qui a déjà remis en état le "Fleur de Lampaul", de la fondation Nicolas Hulot. Pourquoi un tel attachement à ce navire ? Quel est son devenir prévisible ?

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campagne présidentielle



Pour toutes celles et ceux que le débat politique national passionnent, je tenais à vous informer de la mise en ligne toute récente (quelques heures) du site de campagne de François Bayrou, bayrou.fr
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