vendredi 30 mars 2007
Par Pierre Albertini,
vendredi 30 mars 2007 à 23:12 :: General
"Faut-il brûler la Constitution de 1958 ou chercher à l'améliorer ? Comment rendre les institutions plus représentatives et plus participatives ? Faut-il choisir entre le régime parlementaire et le régime présidentiel ?"
Le colloque, destiné à interpeller les candidats à l'élection présidentielle, se déroulera le 31 mars, de 15 à 18 heures, à l'Institut d'etudes Politiques de Paris. J'y présenterai les propositions de François Bayrou pour une VIe République.
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Pierre Albertini,
vendredi 30 mars 2007 à 14:52 :: General
L'animateur du site www.montsaintaignan.info est venu filmer les débuts de la réunion publique de mardi dernier à Mont-Saint-Aignan. Impressionné par la qualité technique de son enregistrement et séduit par sa démarche citoyenne, je le félicite pour son investissement.
J'invite d'ailleurs toutes les personnes intéressées par la vie de cette commune à parcourir ce "site d'information indépendant et de libre expression" animé par Laurent Cervoni.
Bon surf !
le site
18 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 29 mars 2007
Par Pierre Albertini,
jeudi 29 mars 2007 à 12:34 :: General
Ce matin, a eu lieu, à l'initiative de la CAR et de la ville, une réunion de travail sur l'espace "
Rouen Innovation SantĂ©", avec les acteurs universitaires et Ă©conomiques et le tĂ©moignage d'autres expĂ©riences françaises de mĂȘme nature. Disons en quelques mots de quoi il s'agit :
- créer, à proximité du CHU et de la Fac. de Médecine-Pharmacie, un
campus santé destiné à l'accueil d'entreprises de biotechnologie. Sur un espace de 12 hectares (Aubette-Martainville), ce sont, au total, 34 000 mÚtres carrés de surfaces constructibles qui seront affectés à ce projet. Ce dernier s'appuie sur un partenariat fort entre les équipes de recherche de l'université, l'incubateur régional et l'environnement institutionnel. Outre la ville, la Communauté d'agglomération s'implique par la réalisation d'une pépiniÚre d'entreprises : le projet, qui a pris place dans le contrat Etat-Région, prévoit également leur concours financier.
Les points forts de Rouen Innovation Santé sont sa
situation géographique, au coeur de la ville, à proximité de Paris et des autres villes qui font partie du canceropÎle : Lille, Amiens, Rouen, Caen. Mais surtout, la qualité des
équipes de recherche médicale, notamment dans les domaines suivants : cardiovasculaire, nutrition, génétique-cancer. Déjà l'incubateur régional compte une trentaine de projets dont une douzaine a abouti à des créations d'entreprise ( Quidd, In-Cyclo...).
Par ailleurs, les
neurosciences ont acquis à Rouen une notoriété internationale, avec H. Vaudry. C'est d'ailleurs chez nous que se tiendra en 2008 leur congrÚs international qui regroupera environ 800 chercheurs du monde entier. Comme je l'ai dit aux participants ce matin, nous avons là un projet de grande ampleur pour l'avenir de la recherche à Rouen.
8 commentaires
:: aucun trackback
mardi 27 mars 2007
Par Pierre Albertini,
mardi 27 mars 2007 à 10:49 :: General
J'anime ce soir à 19 heures une réunion publique à Mont-Saint-Aignan, pour présenter le projet de l'UDF.
C'est au Centre Marc sangnier, salle Christian Garros (derriĂšre la place Colbert pour ceux qui ne connaissent pas).
31 commentaires
:: aucun trackback
dimanche 25 mars 2007
Par Pierre Albertini,
dimanche 25 mars 2007 à 21:47 :: Content
"Rouen, l'heure des changements
On la pensait figée, elle se révÚle dynamique. Ses prix encore attractifs et ses paris sur l'avenir font de Rouen une ville pleine d'atouts(...)Le dernier recensement montre une augmentation de la population de 5 000 habitants. Une dynamique de projets souffle à nouveau sur la capitale de Haute-Normandie".
Le nouvel Observateur (22 au 28 mars 2007)
5 commentaires
:: aucun trackback
Par Pierre Albertini,
dimanche 25 mars 2007 à 20:25 :: General
La disparition malencontreuse des billets rédigés depuis le 8 mars me conduit à revenir sur ce sujet important. Personnellement, je pense qu'un Gouvernement d'union est non seulement possible mais nécessaire pour redresser notre pays.
- Le sursaut qu'exige le décrochage de la France sera-t-il réalisé par une majorité monolithique UMP ou PS ? L'expérience, depuis les années 80, montre que non. Chaque Gouvernement, appuyé par une majorité docile, dispose d'une marge de manoeuvre étroite pour entreprendre une politique de grande ampleur. En effet, la minorité, attendant son heure, se réfugie dans une opposition systématique et conteste les mesures nouvelles proposées. Ce jeu de rÎles alternatifs est stérilisant et explique le retard accumulé par notre pays.
- Un large rassemblement de compĂ©tences, issues du centre, du centre gauche et du centre droit, est-il inaccessible ? Je ne le crois pas. Car beaucoup de clivages droite-gauche sont aujourd'hui dĂ©passĂ©s. Certains traversent les partis eux-mĂȘmes : l'Europe, les institutions, par exemple. D'autres aspects font l'objet d'un large consensus : la crĂ©ation d'entreprise et le soutien aux PME, la lutte contre l'effet de serre, la laĂŻcitĂ©...Certes, il existe de vrais clivages qui divisent encore les familles politiques : la fiscalitĂ©, la carte scolaire, les logements sociaux...Mais, Ă mon sens, une feuille de route, axĂ©e sur les prioritĂ©s d'un redressement, peut ĂȘtre dĂ©finie par des hommes de bonne volontĂ©.
- Cette union des forces peut-elle gouverner efficacement ? J'en suis convaincu. A situation exceptionnelle, rĂ©ponse exceptionnelle. Le projet du PrĂ©sident Ă©lu fournira le socle des prioritĂ©s, en matiĂšre Ă©conomique et sociale. Il restera alors Ă choisir les 20 ou 25 ministres acceptant de les mettre en oeuvre. C'est faire injure Ă notre pays que de dire qu'il ne s'y trouvera pas de volontaires pour faire passer l'intĂ©rĂȘt national avant l'intĂ©rĂȘt des appareils. Pourquoi ce que font, avec succĂšs, les Allemands et la plupart des pays du Nord, de la Belgique Ă la Finlande, nous serait-interdit ? L'expĂ©rience du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, gouvernant sans majoritĂ© homogĂšnede 1958 Ă 1962, prouve que c'est possible.
Il suffit de le vouloir.
8 commentaires
:: aucun trackback
samedi 24 mars 2007
Par Pierre Albertini,
samedi 24 mars 2007 à 19:28 :: General

Le 25 mars 1957, les 6 pays fondateurs (Allemagne de l'ouest, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Italie, France) signaient les traités de Rome créant la
Communauté Economique Européenne et la
Communauté Européenne de l'Energie Atomique. Ils poursuivaient deux objectifs :
- la paix et la réconciliation entre les peuples
- l'organisation d'un marché commun, jetant les bases d'une intégration européenne.
Le premier objectif est atteint et mĂȘme au-delĂ , avec la chute du mur de Berlin et l'Ă©largissement aux pays de l'Europe centrale et orientale. En revanche, la conception de l'Europe fait dĂ©bat : est-elle essentiellement un
espace économique ou doit-elle s'imposer comme un
espace politique
dans le monde ?
Notre prĂ©fĂ©rence va clairement Ă une Europe-puissance, capable de constituer un pĂŽle d'Ă©quilibre entre les Etats-Unis et l'Asie, sur le plan Ă©conomique mais aussi diplomatique et militaire. Mais cette position est aujourd'hui minoritaire parmi les dirigeants europĂ©ens. Les pays qui nous soutiennent se comptent sur les doigts d'une main. Il faut donc retrouver l'ambition et l'enthousiasme des pĂšres fondateurs (le Français R. Schuman, l'Allemand K. Adenauer, le belge P. H. Spaak ou l'Italien A. de GaspĂ©ri). Leur rĂȘve est encore le nĂŽtre.
Car les partisans du "non", de l'extrĂȘme gauche Ă l'extrĂȘme droite, ont conduit le pays dans l'impasse. Pour relancer avec vigueur la construction europĂ©enne, nous souhaitons l'Ă©laboration d'un nouveau
TraitĂ© , fixant l'architecture institutionnelle de l'Union. Il pourrait ĂȘtre soumis au rĂ©fĂ©rendum en 2009, lors de l'Ă©lection des dĂ©putĂ©s europĂ©ens. Ceux qui pensent faire l'Ă©conomie d'un vote populaire nous trompent, une ratification par les seules assemblĂ©es serait ressentie comme un dĂ©ni de dĂ©mocratie.
L'Europe est en panne aujourd'hui, ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain. Elle a déjà surmonté des crises, elle surmontera celle-ci si elle devient une affaire des peuples et non plus des seuls Etats.
4 commentaires
:: aucun trackback
Par Pierre Albertini,
samedi 24 mars 2007 à 09:46 :: General
L'UNEF fĂȘte son 100e anniversaire, Ă Lille, les 23, 24 et 25 mars. A cette occasion, le syndicat Ă©tudiant interpelle les candidats Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle, en leur posant une sĂ©rie de questions sur l'enseignement supĂ©rieur et la condition Ă©tudiante.
François Bayrou m'a demandé de le représenter et de développer, devant le CongrÚs, ses propositions pour rendre à l'université les moyens dont elle a besoin. Si la campagne présidentielle devait avoir au moins un mérite, ce serait de souligner
les enjeux de la formation, de l'innovation et de la recherche.
7 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 21 mars 2007
Par Pierre Albertini,
mercredi 21 mars 2007 à 23:46 :: Local

Nous avons fĂȘtĂ©, aujourd'hui, le 20e anniversaire du Festival du cinĂ©ma nordique. Depuis 1988, ce Festival a pris sa place dans le paysage rouennais et prend chaque annĂ©e ses quartiers dans la ville. Bravo Ă Jean-Michel MongrĂ©dien et Ă son Ă©quipe pour leur tĂ©nacitĂ© !
Mais tout cela ne serait pas possible sans la présence d'un cinéma d'art et essai en centre ville. Or, le Melville accuse, malgré une gestion rigoureuse, un déficit de l'ordre de 90 à 120.000 ⏠par an. Les spectateurs qu'il accueille (de 120 à 140.000) ne suffisent pas à équilibrer le budget. Pour aider le Melville à passer ce cap, avant d'investir un lieu plus grand (7 salles de l'actuel Gaumont-République), je propose que les collectivités locales viennent l'épauler, par une contribution financiÚre qu'autorise la loi Sueur. C'est le cas d'ailleurs de la plupart de ces salles, aujourd'hui adossées à une collectivité publique.
Au nom de la diversitĂ© culturelle, le cinĂ©ma d'auteur mĂ©rite d'ĂȘtre protĂ©gĂ©.
5 commentaires
:: aucun trackback
mardi 20 mars 2007
Par Pierre Albertini,
mardi 20 mars 2007 à 08:57 :: Pas content
Hier, en milieu d'aprÚs-midi, mon blog a de nouveau rencontré des problÚmes techniques. AprÚs l'interruption de quelques heures la semaine derniÚre, cette fois, ce sont les billets et les commentaires depuis le 9 mars qui ont été perdus ! Je vais tenter de restaurer le site tel qu'il était 24 heures plus tÎt, mais cette opération est assez compliquée pour moi...
Avec mes excuses.
un commentaire
:: aucun trackback
jeudi 8 mars 2007
Par Pierre Albertini,
jeudi 8 mars 2007 à 20:14 :: General
L'INSEE confirme, aujourd'hui, que la publication annuelle des chiffres du chÎmage serait reportée à l'automne prochain. Le directeur des statistiques de l'Institut justifie ce report par la difficulté d'appréhender avec précision la réalité du chÎmage, cette année. Cette explication emberlificotée n'est guÚre convaincante. S'il y a un véritable doute sur l'ampleur du chÎmage, le plus simple serait de diffuser une "fourchette", en indiquant l'impossibilité de préciser, pour le moment, le pourcentage exact. Les Français que l'on accable de sondages sont-ils incapables de le comprendre ? Le défaut de transparence continuera d'entretenir une légitime suspicion.
Plus gĂ©nĂ©ralement, il faut rappeler que la France est le seul pays d'Europe Ă avoir confiĂ© au mĂȘme organisme la collecte, le traitement de l'information Ă©conomique et la prĂ©vision. En plus, l'INSEE est un simple service du MinistĂšre de l'Economie et des Finances. Ce n'est pas ainsi que cesseront les polĂ©miques sur l'Ă©volution du pouvoir d'achat et du chĂŽmage.
un commentaire
:: aucun trackback
mercredi 7 mars 2007
Par Pierre Albertini,
mercredi 7 mars 2007 à 23:07 :: General
Depuis le début de la campagne présidentielle, François Bayrou défend l'idée qu'un gouvernement d'union est la meilleure façon de redresser le pays. Tant que les intentions de vote le plaçaient au-dessous de 10 %, personne ne prenait le temps de répondre à cette proposition. Maintenant que les sondages le créditent d'un score nettement plus élevé, les critiques et les remarques acerbes se multiplient.
Cet acharnement des autres candidats témoigne déjà de la justesse de sa proposition. Mais tentons d'aller un peu plus loin, en répondant à des questions simples, dépourvues de polémique.
-
Connaßt-on des exemples de gouvernements d'union, dans notre pays ? Oui. Sans remonter aux régimes précédents, sous la Ve République, le général de Gaulle a mis en place un gouvernement de large rassemblement,en 1958.
-
Ce type de gouvernement ne conduit-il pas à l'instabilité et à la confusion des genres ? Non, pas nécessairement. Le Président a dirigé ainsi le pays pendant quatre ans, de 58 à 62, sans aucune majorité parlementaire. Selon la nature des problÚmes, son Premier ministre a su trouver au Parlement des majorités d'idées variables. Les ministres ont-ils perdu leur ùme ? La France a-t-elle été moins bien gouvernée pendant cette période ? A chacun de juger.
-
Un gouvernement d'union est-il la nĂ©gation des clivages qui sĂ©parent la gauche de la droite ? Non. Il ne s'agit pas de nier les diffĂ©rences lorsqu'elles sont fondĂ©es mais de les dĂ©passer au service de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Le PrĂ©sident Ă©lu le 6 mai le sera sur un projet, c'est ce dernier qui constituera la feuille de route des ministres : crĂ©ation d'emplois, rĂ©duction des dĂ©ficits et de la dette, consolidation de la protection sociale, amĂ©lioration de la formation, notamment. Ces prioritĂ©s sont le chemin Ă emprunter pour redresser la France.
-
Regrouper des ministres, venant de la droite, de la gauche et bien-sĂ»r du centre, qui acceptent une telle mission, n'est-ce pas utopique ? Non. Imaginer qu'il n'y aurait pas 20 Ă 25 volontaires expĂ©rimentĂ©s pour accomplir une tache aussi nĂ©cessaire, c'est une vĂ©ritable injure pour notre pays. Ceux qui font passer l'intĂ©rĂȘt de leur parti avant l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral refuseront sans doute. Mais seront-ils encore dignes de reprĂ©senter la nation ?
-
L'UDF sera-t-elle assez forte pour ĂȘtre l'ossature du nouveau gouvernement d'union proposĂ© par F. Bayrou ? Peut-ĂȘtre...Cela suppose Ă©videmment qu'elle se renouvelle, qu'elle s'ouvre et qu'elle change de nom pour devenir un grand mouvement dĂ©mocrate, ancrĂ© au centre de l'Ă©chiquier. Cela me semble possible, l'avenir nous le dira. Raymond Aron Ă qui l'on demandait avec insistance s'il Ă©tait de droite ou de gauche rĂ©pondait : "ĂȘtre de gauche, ĂȘtre de droite, c'est ĂȘtre hĂ©miplĂ©gique. Il faut garder toute sa tĂȘte". Ceux qui se rĂ©clament avec force de la Ve RĂ©publique ne devraient pas oublier que le gĂ©nĂ©ral a toujours voulu ĂȘtre
au-dessus des partis.
29 commentaires
:: aucun trackback
vendredi 2 mars 2007
Par Pierre Albertini,
vendredi 2 mars 2007 à 23:26 :: General

Cette semaine, avec une délégation de parlementaires de la Seine-Maritime, j'ai participé à une réunion de travail, avec Mme A.M. Idrac, sur la situation de la ligne Le Havre-Rouen-Paris. D'emblée, la Présidente a reconnu que celle-ci s'était dégradée, principalement en raison de la
saturation des lignes entre Mantes et Paris, aggravée par l'augmentation du trafic francilien, et de la
vétusté du matériel : locomotives de 40 ans d'ùge, 5 types de rames dont certaines sont d'un confort spartiate. Elle a indiqué avoir demandé à ses équipes une amélioration, selon les axes suivants :
-
à court terme : rétablissement de la régularité des trains, au niveau observé avant les incidents de l'automne dernier, catastrophique. Cette amélioration sera facilitée par l'affectation de locomotives plus récentes et plus puissantes, d'ici à juin 2007.
-
d'ici à deux ans : livraison, en 2008-2009, de rames neuves (à double étage), financées par la région.
-
à long terme : recherche d'une solution pour éviter la saturation des lignes aux abords de Saint-Lazare (une liaison Rouen-La Défense, par exemple, lui paraßt adaptée).
Par ailleurs, la Présidente de la SNCF souhaite que soient améliorées l'information des usagers et la prise en compte des retards. Elle s'est dite enfin favorable à une
évaluation des premiers résultats constatés, avant l'été, et à une réunion de travail en région pour poursuivre le dialogue avec les élus et les usagers.
Affaire Ă suivre...
19 commentaires
:: aucun trackback
Par Pierre Albertini,
vendredi 2 mars 2007 à 11:25 :: General
Un sujet sur notre museum sera logiquement diffusé aujourd'hui au journal de 13 heures de France 2
un commentaire
:: aucun trackback