Blog de Pierre Albertini

samedi 24 mars 2007

L'Europe a 50 ans



Le 25 mars 1957, les 6 pays fondateurs (Allemagne de l'ouest, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Italie, France) signaient les traités de Rome créant la Communauté Economique Européenne et la Communauté Européenne de l'Energie Atomique. Ils poursuivaient deux objectifs :

- la paix et la réconciliation entre les peuples
- l'organisation d'un marché commun, jetant les bases d'une intégration européenne.
Le premier objectif est atteint et même au-delà, avec la chute du mur de Berlin et l'élargissement aux pays de l'Europe centrale et orientale. En revanche, la conception de l'Europe fait débat : est-elle essentiellement un espace économique ou doit-elle s'imposer comme un espace politique dans le monde ?

Notre préférence va clairement à une Europe-puissance, capable de constituer un pôle d'équilibre entre les Etats-Unis et l'Asie, sur le plan économique mais aussi diplomatique et militaire. Mais cette position est aujourd'hui minoritaire parmi les dirigeants européens. Les pays qui nous soutiennent se comptent sur les doigts d'une main. Il faut donc retrouver l'ambition et l'enthousiasme des pères fondateurs (le Français R. Schuman, l'Allemand K. Adenauer, le belge P. H. Spaak ou l'Italien A. de Gaspéri). Leur rêve est encore le nôtre.

Car les partisans du "non", de l'extrême gauche à l'extrême droite, ont conduit le pays dans l'impasse. Pour relancer avec vigueur la construction européenne, nous souhaitons l'élaboration d'un nouveau Traité , fixant l'architecture institutionnelle de l'Union. Il pourrait être soumis au référendum en 2009, lors de l'élection des députés européens. Ceux qui pensent faire l'économie d'un vote populaire nous trompent, une ratification par les seules assemblées serait ressentie comme un déni de démocratie.

L'Europe est en panne aujourd'hui, ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain. Elle a déjà surmonté des crises, elle surmontera celle-ci si elle devient une affaire des peuples et non plus des seuls Etats.

A Lille, l'UNEF interpelle les candidats à la présidentielle

L'UNEF fête son 100e anniversaire, à Lille, les 23, 24 et 25 mars. A cette occasion, le syndicat étudiant interpelle les candidats à l'élection présidentielle, en leur posant une série de questions sur l'enseignement supérieur et la condition étudiante.

François Bayrou m'a demandé de le représenter et de développer, devant le Congrès, ses propositions pour rendre à l'université les moyens dont elle a besoin. Si la campagne présidentielle devait avoir au moins un mérite, ce serait de souligner les enjeux de la formation, de l'innovation et de la recherche.