Blog de Pierre Albertini

jeudi 12 avril 2007

Réconcilier et unir les Français



A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, Spartacus, pseudonyme collectif de personnalités socialistes, a rappelé les raisons qui le feront voter pour François Bayrou.
Partisan d'un vrai changement, ce groupe reproche à Nicolas Sarkozy de proposer "une vision crispée et haineuse de notre société et de notre avenir" et à Ségolène Royal de faire un "écho caricatural aux idéaux nationalistes et démagogiques". La conclusion de leur appel est un engagement très clair que je fais mien totalement :

"Nous avons besoin, nous avons envie d'un président calme, serein, équilibré mais qui soit aussi avisé des difficultés quotidiennes des plus démunis de nos concitoyens, qui connaisse le prix de l'effort et de l'initiative parce qu'il a su lui-même faire face. Un président courageux qui ne change pas d'avis au gré des sondages qualitatifs ou de réunions de quartier. Un président qui n'engage pas la France dans des conflits internationaux par suivisme ou qui dise à différents interlocuteurs ce que chacun souhaite entendre.
Alors, oui, François Bayrou, nous comptons sur vous pour réconcilier la France".

Débat sur l'environnement, 12 avril 18 heures



France Bleu Haute-Normandie organise un débat contradictoire sur l'environnement ce soir, à 18 heures. Il mettra en présence JP Girod, pour les Verts, Denis Merville, pour l'UMP, et Pierre Albertini, pour l'UDF.

Des indemnités sans limites



Le départ d'EADS de Noël Forgeard, ponctué par une indemnité de 8,4 millions d'euros et... la suppression de 10 000 postes, pose à nouveau le problème de la transparence et du bien-fondé de ces cadeaux, souvent sans commune mesure avec les résultats de l'entreprise concernée. On apprend dans la foulée que Serge Tchuruk, président d'Alcatel-Lucent, a perçu, en 2006, une somme comparable et que J.F. Roverato, président d'Eiffage, s'est vu remettre des actions d'une valeur actuelle de plus de 23 millions d'euros.

Il n'est pas anormal qu'un dirigeant perçoive des rémunérations et des gratifications élevées, en relation directe avec les succès enregistrés. En revanche, lorsque son départ s'accompagne d'une regression des résultats, à fortiori de licenciements, cela n'est pas moral. L'éthique des patrons doit être celle de la responsabilité et du risque. lls ne sauraient disposer d'un traitement de faveur que ne justifie pas la situation économique de l'entreprise qu'ils dirigent. Il faut mettre un terme à ses abus par une loi de moralisation. Celle de 2005 est, à l'évidence, inopérante. Il est regrettable que le comportement de quelques-uns ternisse l'image des entrepreneurs.

Les programmes des candidats à la Présidentielle pour l'enseignement supérieur et la recherche

Le mercredi 4 avril 2007 à la Maison des Arts et Métiers à Paris, je remplaçais François Bayrou et participais à un colloque de l'AEF (Agence Education Formation) en compagnie de Claude Goasguen pour Nicolas Sarkozy et Dominique Bertinotti, mandataire financier de Ségolène Royal.
Ce débat a été filmé. Ceux qui sont intéressés par ces questions peuvent le visionner ici :

ici