J'arrive aujourd'hui sur mon lieu de vacances...

AprÚs les propos, plus ou moins exacts, relayés par la presse et devant l'avalanche de commentaires téléguidés sur mon blog, je souhaite reprendre le dialogue.

Je m'adresse aux bloggeurs rouennais qui me lisent réguliÚrement, depuis plusieurs mois. Je n'ai, en effet, pas l'intention de répondre aux commentaires dont l'origine est plus que douteuse (certaines adresses IP cumulent étonnamment une variété remarquable de pseudonymes).

Je me reposerai également pendant ces quelques jours, mais j'interviendrai réguliÚrement.

Je commence par vous livrer le discours que j'ai prononcé à la tribune du Zénith mardi soir :


Nous voici au moment d’un choix dĂ©cisif pour la France et pour l’Europe.

Chacun sait ici que, pour le premier tour, j’ai soutenu François Bayrou. L’UDF est ma famille politique depuis trente ans et je n’ai aucune intention de l’abandonner.

Pour le second tour, le 6 mai prochain, s’impose le choix de la raison, celui que dicte l’intĂ©rĂȘt national.

C’est donc aprĂšs une analyse attentive des projets et des valeurs dĂ©fendus par les deux candidats que je me prononce, aujourd’hui, publiquement.

Jean Lecanuet m’a appris qu’en politique, « il ne faut jamais se tromper d’adversaire ». Or, je vois, dans le projet de SĂ©golĂšne Royal, beaucoup de propositions qui me heurtent :

- je souhaite que le travail soit rĂ©compensĂ© et que la dignitĂ© de l’homme soit reconnue : les socialistes prĂ©fĂšrent, avec les 35 heures, le partage du travail et affaiblissent la performance de la Maison France ;

- je souhaite que les dĂ©ficits publics et l’endettement soient jugulĂ©s : le programme du Parti socialiste prĂ©tend revenir sur la rĂ©forme des retraites ;

- je suis européen et favorable à une Europe politique : Laurent Fabius et Jean-Pierre ChevÚnement ont milité pour le « non », en 2005.

Quant au « pacte prĂ©sidentiel » de la candidate socialiste, je n’y vois aucune feuille de route prĂ©cise, mais beaucoup de flou, qualifiĂ© avec bienveillance d’artistique.

Au contraire, mĂȘme si je n’approuve pas la totalitĂ© des propositions formulĂ©es par Nicolas Sarkozy, il y a convergence sur les grands objectifs :

redresser le pays
créer une société de confiance, de liberté et de responsabilité
privilĂ©gier la solidaritĂ© sur l’assistance
rénover la vie politique qui ne sera jamais plus comme avant.

Dans cet effort, le Centre et ses 7 millions d’électeurs doivent trouver leur place, toute leur place.

VoilĂ  pourquoi, sans rien renier de mon parcours, je voterai, Ă  titre personnel, pour Nicolas Sarkozy.