Après une petite pause en Creuse, je constate que ma prise de position pour le second tour a inspiré un grand nombre de commentaires.

Lorsqu'elles sont sincères, toutes les opinions sont respectables. Et je les respecte. La passion qui anime certains blogeurs est sans doute à mettre au compte de l'importance de l'élection à venir.

Sur la forme, j'ai été parmi les premiers à dire pour qui je voterai, le 6 mai prochain. La venue de Nicolas Sarkozy à Rouen, le 24 avril, m'a conduit à annoncer plus tôt ce que j'aurais annoncé quelques jours plus tard. Je l'ai fait en sachant que les élus auraient toute liberté pour indiquer leur choix. Pourrait-il d'ailleurs en être autrement ? Aujourd'hui, les 3/4 des députés UDF ont fait le même choix que moi. Ce n'est certes pas une excuse mais c'est un signe.

Sur le fond, bien plus important, les différences entre le projet de François Bayrou et celui de Ségolène Royal portent sur des aspects essentiels à mes yeux : économie, emploi, fiscalité, retraites, carte scolaire. Cela ne me fait pas épouser pour autant tous les points du programme de Nicolas Sarkozy. Mais il me paraît plus apte à redresser la situation économique et sociale du pays.

Je continue à soutenir la démarche visant à créer un parti autonome qui ne soit inféodé ni à l'UMP ni au PS. J'ai proposé de l'appeler "Le Centre", tout simplement. Cela lui donnerait d'emblée un positionnement clair sur l'échiquier politique. Réponse dans quelques jours...