Blog de Pierre Albertini

jeudi 31 mai 2007

Le terrain d'assiette se prépare à recevoir la médiathèque



En bordure du parc de Grammont, le terrain d'assiette de la future médiathèque est désormais libre de toute construction. Le dernier pavillon qui abritait "Fraternités Banlieue" vient en effet d'être démoli. L'espace ouvert permet de mieux mesurer le positionnement de l'équipement à venir et le dialogue qu'il entretiendra avec le parc, le quartier mais aussi le grand paysage de la ville (la flèche de la cathédrale et la colline Sainte-Catherine). Le marché de construction devrait être attribué par le Conseil municipal de juillet prochain.

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mardi 29 mai 2007

Un progrès dans la mesure de l'évolution du coût de la vie



Nous étions nombreux à dénoncer le caractère simplificateur du calcul par l'INSEE de l'indice des prix à la consommation. Celui-ci se contentait d'afficher une moyenne, calculée sur environ 200 000 produits, suivis mensuellement. D'où une perception de plus en plus en décalage avec le ressenti quotidien des Français. Ces derniers avaient le sentiment que l'indice ne reflétait pas leur propre situation.

On sait que la structure des budgets familiaux dépend largement du niveau des revenus mais aussi de la structure du foyer, du nombre et de l'âge des enfants, du type d'habitat, de qualité de propriétaire ou de locataire, du lieu de résidence (métropole, ville moyenne ou campagne),etc. Dans ces conditions, la proportion des grands postes de dépenses varie sensiblement. Pour tenir compte de cette diversité, l'INSEE a mis au point un simulateur d'indice personnalisé, sur www.insee.fr. Chacun peut y entrer le poids de ses principales dépenses (loyer, énergie, alimentation, habillement...). Le simulateur calcule alors un indice personnalisé que l'on peut comparer à l'indice moyen. Cela révèle des distorsions, en plus ou en moins comme on pouvait s'y attendre.

C'est un premier pas qu'il faut compléter. Je suggère que, sous le contrôle d'une autorité indépendante, l'INSEE publie chaque trimestre plusieurs indices correspondant à 5 ou 6 budgets familiaux différents. C'est la seule voie objective pour sortir de l'insatisfaction actuelle sur l'évolution du pouvoir d'achat des ménages.


site de l'INSEE

dimanche 27 mai 2007

Libre voix

Après mûre réflexion, j'ai décidé de rejoindre le peuple, très largement majoritaire dans notre pays, des Français n'appartenant à aucun parti politique. Une page que je tourne, sans regret ni amertume, à l'issue d'une adhésion exclusive à l'UDF, depuis 1979.

Je le fais en raison d'un désaccord stratégique avec la démarche de François Bayrou, après le remarquable résultat du 22 avril (18,5 %). Clairement au centre-droit, je souhaitais personnellement qu'un contrat de législature nous permette de participer au redressement de la France. Ce n'est pas la voie qui a été choisie. Paradoxalement, au moment où notre poids électoral et notre capital de sympathie étaient les plus élevés, FB a privilégié le "ni ni" et l'échéance de 2012. Ainsi, nous avons renoncé à influer sur les choix immédiats. Ce pari me semble hasardeux, compte tenu du mode de scrutin, très simplificateur, qui présidera aux législatives de juin. Le résultat le plus probable est que le bipartisme dont nous voulions libérer le pays sortira renforcé des prochaines élections. J'espère sincèrement me tromper mais je crains que non.

Dans ces conditions, j'ai décidé de remettre ma démission de président départemental de l'UDF. Je ne participerai pas pour autant au PSLE animé par Hervé Morin dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à ma conception personnelle de la politique. Je participerai désormais au débat d'une autre manière, en citoyen indépendant de tout parti. Je ne doute pas d'ailleurs que le paysage politique français continuera de bouger dans les prochains mois. Avant l'été, je prendrai une initiative pour créer un espace de dialogue, au niveau de l'agglomération et vous en informerai aussitôt.

Docks et Entrepots : le paysage change



Les travaux d'aménagement des Docks ont commencé. Ils comprennent la réhabilitation du bâtiment dû à l'Atelier d'Eiffel (1900), la restructuration d'une partie des Docks en béton (1950- voir photo) et la construction d'un nouvel édifice. Ainsi, trois séquences d'architecture, reliées les unes aux autres, redonneront vie à l'ensemble, sous la signature de Jean-Michel Wilmotte. Durée des travaux prévue : 24 mois.

mercredi 23 mai 2007

Un peu de calme, sil-vous-plaît...



Ce blog est ouvert à tous ceux qui veulent bien le consulter et y laisser des messages. Rien n'y est censuré. Alors, de grâce, modérez l'ardeur de certains billets qui ont des allures de vengeance plus que de contributions à la réflexion ! Que je sois critiqué en termes vifs, c'est la loi du genre et je l'ai acceptée. J'observe seulement que certains blogs concurrents, mais néanmoins amis, n'ont pas cette même ouverture.

En revanche, je suis parfois sidéré par le caractère acerbe des propos que vous échangez. Le débat politique n'est pas un champ clos pour déverser son fiel. En plus, cela peut provoquer des ulcères d'estomac. On peut être en total désaccord sans s'invectiver. Tout ce qui est excessif est dérisoire.
"Don't worry, be happy". Restons cool !

La franchise sur les dépenses médicales : une fausse bonne idée ?

L'entrée en fonction du Président et du Gouvernement est, qu'on le veuille ou non, plurôt réussie. Pour preuve, le désarroi qu'éprouvent les éléphants du PS et, avec eux, Ségolène Royal. Les entendre répéter qu'ils sont unis et en ordre de bataille, pour les législatives, n'est-ce pas l'aveu qu'ils ne le sont pas ?

Pour autant, je voudrais mettre un bémol sur cette impression générale de satisfaction avec la franchise sur les soins qui a déjà donné lieu aux premiers couacs. Jusqu'ici, on pratiquait le ticket modérateur et l'euro symbolique laissé à la charge du patient sur chaque consultation. On voudrait y ajouter des franchises sur les premières dépenses annuelles en examens biologiques, visites médicales, médicaments et hospitalisations. Je ne comprends pas comment ces deux logiques, différentes, vont se combiner.

Mais surtout, le niveau des franchises, pour être source d'économies, devra être assez élevé (100, 150 euros ?). On risque alors de générer des effets pervers. Les patients aux ressources modestes pourraient être pénalisés. On a avancé alors l'idée d'une modulation des franchises en fonction des revenus. Pas simple ! Enfin, les affections de longue durée (ALD) sont jusqu'ici prises en charge à 100 % : or, elles représentent plus de la moitié des dépenses maladie. Ce principe sera-t-il abandonné ?

Concilier responsabilité du patient, économies pour l'assurance maladie et équité : cela vaut sans doute une réflexion approfondie.

lundi 21 mai 2007

Ingrid Betancourt est vivante



Le policier qui a réussi à tromper la vigilance des FARC affirme qu'Ingrid Betancourt est bien vivante. Il dit l'avoir vue le 28 avril, c'est la bonne nouvelle. En revanche, il confirme que les conditions de détention d'Ingrid sont terribles : elle "dort enchaînée par le cou sur une paillasse" : ses nombreuses tentatives d'évasion lui ont valu des restrictions de nourriture et une privation de radio, seul moyen pour elle de garder le contact avec le monde extérieur.

Ne l'oublions pas ! Tant qu'elle ne sera pas libre, nous penserons à elle.

vendredi 18 mai 2007

Le patrimoine en chansons



Le Festival "Voix de fête" nous a donné à voir, à entendre et à vibrer, cet après-midi, à la Halle aux Toiles.

Un travail de mémoire et d'arrangement musical, entrepris par les jeunes de l'Ecole Antoine-Roy, dans la péninsule gaspésienne du Québec (Gaspé où Jacques Cartier a débarqué est située à l'entrée du golfe du Saint-Laurent). Le concert allie des témoignages d'anciens qui racontent, en images, leur jeunesse et leurs chansons et 16 pièces dont la mélodie a été conservée, dans des arrangements plus contemporains mais fidèles à l'esprit des traditions recueillies.

Comme le dit une des personnes interrogées, l'héritage, ce sont nos chants et nos danses, apprises très tôt à l'école. Les collégiens les reprennent à leur compte, en les modernisant, au son du violon et des instruments d'aujourd'hui. C'est tantôt nostalgique tantôt emballant, toujours émouvant. Du beau travail, fait avec chaleur et enthousiasme. Merci !

mardi 15 mai 2007

Elections législatives

J'ai souhaité mettre en ligne le texte que j'ai adressé à la presse cet après-midi. Une équipe de France 3 Normandie est venue aussi me poser quelques questions pour un reportage qu'elle diffusait dans le journal régional de ce soir.


L'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai est en passe de modifier le paysage politique, au centre comme à droite et à gauche. J'ai donc souhaité analyser cette nouvelle donne et m'interroger sur ses conséquences prévisibles.

Quoi de plus naturel pour un élu passionné par le sort de son pays et par sa ville ?

Ces réflexions à haute voix, légitimes en tous points, ont été largement reprises et amplifiées pour entretenir je ne sais quel « mystère ».

Je confirme aujourd'hui ma décision de me consacrer entièrement au mandat de Maire que les rouennais m'ont confié en 2001.

Dans ces conditions, j'ai logiquement écarté toute idée de candidature dans la 1ère circonscription et décidé de prendre du champ. Ainsi, je conserve ma liberté d'action et de jugement.

Plus que jamais, Rouen a besoin de toutes les énergies pour construire son avenir. Je souhaite donc que la campagne législative qui s'ouvre reste un débat d'idées, excluant les polémiques inutiles et les attaques personnelles.

samedi 12 mai 2007

Visite réconfortante sur les Hauts de Rouen



Ce matin, j'ai visité, à la Grand-Mare, plusieurs réalisations encourageantes. D'abord, un immeuble de bureaux, racheté et réhabilité par un entrepreneur rouennais : " Le Rameau". Autrefois, dédié au logement des instituteurs, à l'abandon depuis une dizaine d'années, il abrite déjà plusieurs activités et devrait être occupé rapidement en totalité. Ensuite, l'Hôtel d'entreprises (ex Centre de Formation de la Poste) dont les travaux d'aménagement s'achèvent. L'ensemble, également vendu à un investisseur local, accueillera des activités variées, dans des locaux de 17 à 193 mètres carrés. Il comprendra, en outre, un restaurant ouvert par ailleurs aux habitants. Enfin, "Le Jardin de Marie", nouveau primeur installé dans le centre commercial et attendu depuis longtemps...

Toutes ces initiatives sont autant de preuves de confiance dans le renouveau de ce quartier. Car elles témoignent d'engagements pris par des investisseurs privés et accompagnent une création d'emplois qui s'accélère. A la fin 2006 : 158. Au 30 avril 2007 : 220. Et les perspectives sont encourageantes.

Dans ces semaines un peu troublées, c'est pour moi la meilleure des récompenses.

vendredi 11 mai 2007

débat législatif : La voix est libre



Je participe aujourd'hui à un débat qui sera diffusé demain samedi sur France 3 Normandie à 11 heures.

Les invités sont :

Bernard Touchagues, Pdt Groupe FN au Conseil Régional de Haute-Normandie
Alfred Trassy Paillogues, Député-Maire UMP d'Yerville
Pierre Albertini Député Maire UDF de Rouen
Claude Taleb, Les Verts, Directeur de campagne de Dominique Voynet
Christophe Bouillon, Maire PS de Canteleu
Daniel Paul, député PC de Seine-Maritime


la page de l'émission

mercredi 9 mai 2007

Comité Exécutif de l'UDF du 9 mai : je demande une clarification à François Bayrou



Le Comité Exécutif de l'UDF se réunit symboliquement le jour même de la Fête de l'Europe. Il doit être l'occasion d'une clarification politique indispensable.

Après le premier tour de l'élection présidentielle, l'UDF a retrouvé une dimension qu'elle avait perdue de longue date. Elle le doit, tout à la fois, à la qualité de son projet (auquel j'ai pris une part active depuis trois ans) et au rayonnement personnel de François Bayrou.

Mais la consolidation de ce socle de 7 millions de voix supposait le maintien d'un équilibre entre les deux candidats du second tour. Cette condition a été anéantie par la déclaration de François Bayrou qui, en contradiction avec la liberté de vote laissée aux électeurs, a indiqué, indirectement, sa préférence. Cela a, non seulement aggravé le hiatus entre les parlementaires et le Président de leur mouvement, mais surtout jeté le trouble sur une partie de l'électorat qui s'est reporté tantôt sur Ségolène Royal (dans la plupart des villes de l'ouest), tantôt sur Nicolas Sarkozy (dans les campagnes et l'est de la France).

Cela a donc réduit, avant même le scrutin législatif de juin, le potentiel électoral d'une force centrale et autonome. Ce pilotage place aujourd'hui l'UDF sur un chemin critique que risquent de souligner, par une bérézina électorale, les résultats des 10 et 17 juin prochains.

Nous sommes tous les héritiers d'une histoire. Personnellement, membre de l'UDF depuis 1979, je me sens toujours porteur des valeurs (liberté, solidarité, espérance européenne) qui l'ont fondée même si j'ai milité pour une rénovation de notre projet.

Doit-on abandonner les amis restés fidèles depuis 2002 pour se tourner vers d'hypothétiques alliés ?

Après avoir prôné un Gouvernement de large union, doit-on refuser, par principe, d'apporter notre contribution au redressement de la France et de l'Europe ? Je n'adhèrerai au Mouvement Démocrate que si la clarification que je demande m'est donnée aujourd'hui.

Quoi qu'il arrive, je n'ai ni l'intention de renier ma famille d'origine ni de m'inféoder à quiconque.

mardi 8 mai 2007

En Irlande du nord, catholiques et protestants sur la voie de la réconciliation



Ce matin, 8 mai, le pasteur Paisley a prêté serment comme Premier ministre de l'Irlade du nord, avec un vice-premier ministre catholique, issu de l'IRA. C'est un pas vers la réconciliation d'une communauté meurtrie par une guerre civile interne. Quand on prend Dieu à témoin de nos passions humaines, cela ne donne généralement rien de bon.

Depuis ce jour symbolique, rien n'est encore gagné mais tout devient possible.

Commentaires personnels sur l'actualité politique



Rendez-vous sur France Bleu Haute-Normandie, mercredi 9 mai, à 8h20, à la veille du Conseil National de l'UDF.

8 mai 1945-8 mai 2007



La commémoration du 8 mai, qui marque la fin des hostilités en Europe, a été l'occasion de donner à une rue de Rouen le nom de René Dragon, résistant rouennais, arrêté en 1944 et mort en déportation. Après les cérémonies officielles, j'ai évoqué le journal tenu par René Dragon et retrouvé beaucoup plus tard par sa famille : il nous livre ses réflexions personnelles, pendant les années noires de l'occupation, et l' espoir de voir un jour l'Europe devenir un espace de paix et de liberté.

Ceux qui se sont engagés dans la Résistance, mettant ainsi en danger leur propre vie et celle de leur famille, venaient de tous les horizons politiques et de toutes les couches sociales. René Dragon venait, quant à lui, du catholicisme social, forgé par Marc Sangnier et par le Sillon. Mais ils avaient en commun, à la fois, une grande humilité pour eux-mêmes et une forte ambition pour leur pays. Pour eux, l'esprit de résistance, c'était le refus de se laisser aller au cours des choses et au confort de l'indifférence, c'était la volonté de relever l'honneur perdu de la France, c'était, comme le disait Jean Moulin, la recherche de ce qui unit et non de ce qui divise.

Au moment où l'on célèbre les 50 ans de l'Europe, cette leçon ne doit pas être oubliée.

vendredi 4 mai 2007

J-2 : le temps de l'ultime choix



La campagne qui s'achève a été exceptionnellement longue. Pourtant, elle a plus intéressé les Français que la précédente, confisquée au-delà du raisonnable, par le thème de l'insécurité. Peut-être, l'incertitude du 1er tour a-t-elle contribué à cet engouement inattendu des électeurs ? L'apparition du troisième homme a troublé le jeu habituel au point d' être au centre (sans jeu de mots) des discussions jusqu'au "grand débat" de mercredi soir. Quoi qu'il arrive dimanche, la vie politique ne sera plus jamais comme avant. C'est une nouvelle génération de présidentiables qui a émergé depuis quelques mois. Cela aura une influence sur l'exercice du pouvoir et sur les partis qui les ont soutenus.

Il n'est plus temps maintenant de poursuivre la campagne et je m'abstiendrai donc de tout commentaire avant le résultat final.

Cependant, je souhaite souligner deux aspects qui me paraissent importants :
D'une part, il existe, quel que soit le vainqueur, une forte attente de résultats. La seule manière de réhabiliter la politique, c'est de montrer qu'elle peut agir sur le cours des choses. Si jamais, après une campagne longue et incertaine, les électeurs constataient, dans quelques mois, que rien ne change (dans un sens ou dans l'autre), ils seraient encore plus amers et déçus.
D'autre part, le choix, au second tour, est binaire. Mais cela ne justifie pas une abstention, impossible à interpréter. C'est d'ailleurs pour cela que Le Pen la recommande, pour éviter de se compter une nouvelle fois. François Mitterrand répétait souvent : "en politique, on n'a le choix qu'entre deux inconvénients". Je ne sais pas si la formule est toujours vraie mais elle pousse, quelle que soit la difficulté, à exprimer son opinion dimanche.
Car comme le dit la sagesse populaire, "de deux maux, il faut choisir le moindre".