Après mûre réflexion, j'ai décidé de rejoindre le peuple, très largement majoritaire dans notre pays, des Français n'appartenant à aucun parti politique. Une page que je tourne, sans regret ni amertume, à l'issue d'une adhésion exclusive à l'UDF, depuis 1979.

Je le fais en raison d'un désaccord stratégique avec la démarche de François Bayrou, après le remarquable résultat du 22 avril (18,5 %). Clairement au centre-droit, je souhaitais personnellement qu'un contrat de législature nous permette de participer au redressement de la France. Ce n'est pas la voie qui a été choisie. Paradoxalement, au moment où notre poids électoral et notre capital de sympathie étaient les plus élevés, FB a privilégié le "ni ni" et l'échéance de 2012. Ainsi, nous avons renoncé à influer sur les choix immédiats. Ce pari me semble hasardeux, compte tenu du mode de scrutin, très simplificateur, qui présidera aux législatives de juin. Le résultat le plus probable est que le bipartisme dont nous voulions libérer le pays sortira renforcé des prochaines élections. J'espère sincèrement me tromper mais je crains que non.

Dans ces conditions, j'ai décidé de remettre ma démission de président départemental de l'UDF. Je ne participerai pas pour autant au PSLE animé par Hervé Morin dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à ma conception personnelle de la politique. Je participerai désormais au débat d'une autre manière, en citoyen indépendant de tout parti. Je ne doute pas d'ailleurs que le paysage politique français continuera de bouger dans les prochains mois. Avant l'été, je prendrai une initiative pour créer un espace de dialogue, au niveau de l'agglomération et vous en informerai aussitôt.