Blog de Pierre Albertini

dimanche 24 juin 2007

La nouvelle carte des emplois



L'Expansion publie, dans son numéro de juin, une étude sur les régions et les villes les plus créatrices d'emplois, à l'horizon 2017. Il faut toujours envisager avec prudence de telles projections. La répartition géographique des emplois dépend aussi de la croissance de l'économie et de l'environnement international, peu prévisibles sur une aussi longue période. C'est pourquoi, il ne peut s'agir de certitudes mais plutôt de tendances.

D'une manière générale, selon cette étude, ce sont le sud et le sud ouest qui seraient les plus dynamiques en matière de création d'emplois. Les principales perdantes seraient la Lorraine, le Limousin, l'Auvergne et les régions limitrophes de l'Ile-de-France. On retrouverait la Haute-Normandie dans cette situation défavorable.

Dans notre région, Rouen serait la seule ville ayant un solde légèrement positif (création moins suppression) d'emplois. En revanche, Le Havre subirait une perte de 2500 emplois en dix ans. Même si cette estimation n'est pas une bible, elle conduit à mettre en oeuvre, dans la complémentarité avec Paris, une véritable promotion de nos atouts. Nous en reparlerons...

samedi 23 juin 2007

Une avancée pour l'Europe ?



Il faut saluer l'accord de principe intervenu, tôt dans la matinée de samedi, à Bruxelles, entre les 27 chefs d'Etat et de Gouvernement européens. Certes, c'est un compromis laborieux entre des positions contrastées : franco-allemandes, britanniques, polonaises...Il faudra encore définir précisément le contenu de ce "traité simplifié", qui remplace le projet de Constitution, rejeté par la France et la Hollande, en 2005, et son calendrier d'application.

Mais le progrès dans le fonctionnement ultérieur de l'Union est indéniable. Le blocage des institutions, sur la base du mauvais traité de Nice, accepté à l'époque par Chirac et Jospin, était patent. Comment faire fonctionner l'Union, sans des règles plus adaptées à la nouvelle dimension et à la diversité de l'Europe ?

La règle de la double majorité, critiquée par la Pologne, est adoptée, le Parlement voit ses pouvoirs étendus, la stabilité des institutions est confortée même si le ministre des affaires étrangères change de nom (il devient Haut représentant), la charte des droits fondamentaux s'appliquera... sauf aux citoyens britanniques. En revanche, il n'est plus fait référence aux politiques communes qui sont toujours contenues dans les traités antérieurs.

Comme on le voit, c'est un mode d'emploi des institutions que les 27 ont entendu valider, pas une Constitution que le "non" français rendait impossible. Pour autant, tout n'est pas résolu, il serait naïf de le croire. Une conférence intergouvernementale devra rédiger cet été le texte dont la ratification est prévue avant 2009. D'ici là, j'espère que l'Europe retrouvera ce qui lui manque le plus aujourd'hui, la volonté politique d'aller de l'avant.

jeudi 21 juin 2007

Espace Monet-Cathédrale : suite et (presque) fin...

Le commissaire du gouvernement, qui est un magistrat indépendant, a conclu ce matin au rejet du recours au fond intenté par Yvon Robert : celui-ci ne s'est vu reconnaître aucun intérêt à agir ni comme conseiller municipal ni comme habitant. Le jugement définitif sera rendu sous un mois, mettant ainsi un terme à un faux suspense entretenu depuis plus d'un an.

Que de temps et d'énergie perdus pour un mauvais procès !

mercredi 20 juin 2007

Noces de palissandre : un moment d'émotion

Cet après-midi, j'ai fêté les noces de palissandre d'un couple de Rouen qui, ne pouvant plus se déplacer, m'a reçu à son domicile. 65 ans de vie commune ! Cela paraîtra peut-être désuet à certains d'entre vous. Mais si vous aviez entendu Jean et Renée raconter quelques-unes de leurs joies et de leurs peines, vous auriez surêment été émus comme je l'ai été, en partageant un peu de leur intimité. La seule évocation de leur séparation, un an après leur mariage, pour cause de STO, en Allemagne, traduit l'amour et le respect qu'ils se portent.
Merci Jean et Renée pour votre authentique simplicité qui vous garde de vouloir donner une leçon à quiconque mais qui mérite notre respect.

Le potager de Repainville



Samedi dernier, l'entreprise d'insertion qui exploite les parcelles que la ville lui a confiées, sur le site de Repainville, invitait les rouennais à venir y acheter leurs légumes et leurs fruits. Garantis bio, la présentation était des plus tentantes. Cette initiative a un double avantage : elle conjugue maraîchage et insertion professionnelle, pour le plus grand profit des habitants.

Faut-il rappeler que ce site, désormais protégé, devait recevoir une extension de la grande surface de bricolage, installée à proximité ? Nous avons été nombreux à nous opposer à ce projet auquel la précédente équipe municipale avait donné son feu vert, hâtivement. Il ne faut pas le regretter. Car la vocation de ce couloir écologique, qui abrite autour des sources de multiples espèces, est de prolonger l'espace naturel de la colline Sainte-Catherine, jusqu'à Darnétal et St Léger du Bourg-Denis. Un exemple de travail partagé entre les défenseurs de la nature, les Verts et les élus de la ville.

mardi 19 juin 2007

"j'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté"



Je suis cul par terre, en lisant l'annonce faite par Ségolène Royal à deux journalistes de l'AFP . On savait depuis plusieurs mois qu'il y avait de l'eau dans le gaz, au sein du couple, comme en témoignaient leurs divergences politiques sur la campagne et, au-delà, le positionnement et la rénovation du parti socialiste. Mais cela suffisait à expliquer ce qui devenait, de plus en plus, une rivalité de moins en moins feutrée.

Marx (qu'on devrait relire de temps à autre) écrivait, à juste titre, que, dans l'histoire, seules les contradictions objectives méritent d'être retenues. En quoi cette allusion à la vie privée fait-elle progresser le débat ? Quel but poursuit Ségolène en rendant public cet avis de rupture ? Je ne vois hélas qu'un motif expliquant cette injonction magistrale : précipiter le départ de son ex-compagnon du secrétariat du PS.

Je ne jurerai pas que l'effet produit sera l'effet espéré. Dans quelle société de sentiments glissons-nous peu à peu ? Je persiste à penser que la politique est une chose trop sérieuse pour être conduite par l'émotion.
"Entraîné par la passion, l'homme s'aveugle, perd le jugement et agit comme un petit sot, eût-il d'ailleurs la sagesse de Salomon" (Dostoïevski).

lundi 18 juin 2007

Un dimanche peut en cacher un autre



Le second tour des élections législatives donne un résultat qu'aucun institut de sondage n'avait prévu. Belle leçon d'humilité, au moment où l'on pouvait croire, à tort, que les jeux étaient faits. Point de tsunami, mais une simple vague bleue qui porte au Palais Bourbon une majorité inférieure à celle de 2002.

Certes, pour la première fois depuis 1978, une majorité sortante est reconduite. Mais , dans le même temps, les électeurs ne manquent ni de cohérence ni de sagesse. Ils donnent au président nouvellement élu les moyens de gouverner, sans cependant lui octroyer la majorité "introuvable" que le succès du premier tour lui faisait espérer. Vote dosé, presque calibré, pour laisser place au débat et à une opposition digne ? On peut le penser. Si cela était vérifié par des enquêtes d'opinion, ce serait réjouissant pour l'équilibre nécessaire des pouvoirs. Plus sûrement, l'irruption, à quelques jours du scrutin, de la TVA sociale, présentée confusément et ressentie comme une possible restriction du pouvoir d'achat des ménages, a provoqué un glissement de quelques points : dans un contexte de participation électorale faible, ce "swing" était suffisant pour éliminer de nombreux sortants et requinquer les candidats d'une gauche toujours orpheline.

Qui a dit qu'en politique, on construit sur du sable ?

dimanche 17 juin 2007

Les Huskies Vice-champion d'Europe de Base-Ball !



Un fait unique dans l'histoire du baseball français :

En finale de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe de Baseball, la Coupe d’Europe des Clubs Champions, les Huskies de Rouen ont chuté face à une excellente équipe hollandaise. Un résultat historique et unique dans le baseball français. Ils avaient éliminé en demi-finale la grande équipe italienne de Rimini (4 à 3).
Rouen s’incline 3-1 face à Corendon Kinheim (Hol).

En arrivant à ce stade de la compétition, Rouen a confirmé son statut de « grand club » dans l’élite européenne.

Rouen ajoute à son palmarès un titre de Vice-champion d’Europe des Clubs Champions (groupe A), fait unique dans le baseball français.

vendredi 15 juin 2007

Dimanche 17 juin

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Tragédie palestinienne



Le rêve d'une coexistence pacifique entre Isräel, reconnu dans ses frontières, et un Etat palestinien, souverain, s'éloigne. L'affrontement suicidaire entre le Hamas et le Fatah, sous le regard impuissant de Mahmoud Abbas, aboutit à une partition de fait entre la bande de Gaza, contrôlée par le premier, et la Cisjordanie, contrôlée par le second. Ainsi, coupée en deux, l'Autorité palestinienne n'est guère viable.

Mais on aurait tort de croire que cette situation n'est imputable qu'aux seules rivalités internes. On se donnerait bonne conscience à peu de frais. N'oublions les causes externes : l'occupation des territoires par l'armée et les colons isräéliens, l'influence de la Syrie sur la déstabilisation du Liban, la quasi guerre civile entre sunnites et chïites, après la funeste intervention américaine en Irak, la timidité de l'Europe, incapable de définir une attitude ferme et cohérente dans cette partie du monde. Et que penser des provocations de l'Iran ? Bref, rien qui puisse à court terme opposer la sagesse d'une paix retrouvée à la folie des hommes.

jeudi 14 juin 2007

Interview

Laurent Cervoni, qui anime le site d'information montsaintaignan.info, a souhaité m'interroger sur mon parcours de député qui s'achèvera dans quelques jours.

C'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions.

L'entretien est visible ici.

mardi 12 juin 2007

Elections législatives du 10 juin



Que penser du premier tour des élections législatives ? Elles s'inscrivent totalement dans la nouvelle logique institutionnelle qui donne la primauté a l'élection présidentielle et transforme donc la désignation des députés en un simple vote de conséquence. Les Français, après avoir choisi leur Président, lui accordent, quelques semaines plus tard, la majorité dont il a besoin pour gouverner. La faiblesse de l'enjeu, sinon son absence totale, explique un niveau d'abstention record (près de 40 %). Ceux qui avaient conclu un peu vite au renouveau de la politique en seront pour leurs frais.

Le premier constat, le plus rafraichissant, est l'effondrement des extrêmes, à droite, avec le FN, comme à gauche, avec les divers courants révolutionnaires. S'en remettront-ils ? Sans doute pas dans les prochaines années et il faut s'en réjouir car ils stérilisaient, dans une fonction purement protestataire, une bonne partie de l'électorat. L'échec des Verts et des communistes est tout aussi patent mais il ne me réjouit guère : les uns et les autres apportent une valeur ajoutée au débat politique, sans récuser l'exercice des responsabilités. Les premiers rebondiront peut-être, les seconds sont, je le crains, dans une spirale d'irrémédiable déclin, c'est toute une culture, aujourd'hui bien apaisée, qui risque de disparaître.

L'UMP, grâce à l'image et au dynamisme de son leader, "inflige une lourde défaite au PS" (Le Monde). La résistance socialiste n'est qu'apparente. En réalité, le PS ne profite pas de l'affaiblissement des Verts et de l'extrême gauche, son assise populaire ne fait que s'amenuiser depuis 2002. La cause est à rechercher, moins dans les rivalités entre les éléphants, que dans l'absence de travail de fond, depuis le funeste 21 avril. La combativité de Ségolène Royal n'a pu cacher le vide sidéral de propositions nouvelles. Beaucoup de militants ne savent plus où ils habitent...

Enfin, pour le Modem, c'est la "bérézina législative" que j'avais décrite à françois Bayrou comme inéluctable, en raison du mode de scrutin et de son refus de peser immédiatement sur le cours des choses, en proposant aux candidats un pacte de législatrure entre les deux tours. Le centre passe de 18,5 à 7,7 % des suffrages exprimés. La déperdition est plus douloureuse encore en termes de voix (de 6,8 à 2 M). Je me rappelle ce que me disait FB, six mois avant la présidentielle : "si nous faisons un score à deux chiffres, nous serons les rois du pétrole". On a peine à croire qu'il ait pu le dire, à voir son obstination ultérieure à cultiver, au-delà du raisonnable, une indépendance contraire à l'intérêt du pays qui a besoin de toutes ses forces pour se redresser. Etre au centre ne signifie pas être nulle part. Passer des alliances, est-ce illégitime ?

Les résultats, à Rouen, n'échappent pas aux tendances nationales. Par rapport aux présidentielles, la progression de B. Devaux est nettement plus forte que celle de V. Fourneyron. Le score obtenu par L. Leforestier est honorable et celui de JM Bérégovoy est supérieur à la moyenne nationale de son parti. Ces nuances font la singularité électorale de notre ville. Le pronostic pour le 17 juin est difficile, je ne m'y hasarderai pas ! En revanche, après la neutralité observée jusqu'au 1er tour, je confirme sans ambigüité mon soutien personnel (et celui de la majorité municipale) à Bruno Devaux pour le 17 juin prochain.

vendredi 8 juin 2007

Une déchetterie à ciel ouvert



La déchetterie du val d'Eauplet a cessé toute activité depuis 7 ans. Depuis plusieurs années, l'Agglomération et son Président promettent une destruction imminente d'un équipement implanté à Rouen, en plein coeur de notre agglomération.
Or, depuis deux ans, des plaques de tôles sont démontées et l'incinérateur apparaît en pleine lumière.

Une destruction et une dépollution du site s'imposent pourtant chaque jour un peu plus.

mardi 5 juin 2007

Jeanne d'Arc et Rouen



Dimanche dernier, a eu lieu l'hommage de la ville à Jeanne d'Arc, sur la place du Vieux-Marché, lieu de son martyre. Je vous propose la conclusion du discours que j'y ai prononcé.

Il y a, dans l'épopée de cette jeune lorraine, au service de son Dieu et de son roi, une part d'inaccessible à la seule raison. Préférant la prière au maniement de l'épée, galvanisant ses capitaines mais leur demandant de communier avec elle, résistant à ses juges et succombant à la tentation de l'abjuration pour éviter les flammes du supplice, doutant puis reprenant confiance, imposant toujours le respect de sa dignité de femme.
Dans la mémoire collective, Rouen assume une responsabilité particulière. Alors que d'autres célèbrent comme à Chinon, à Orléans, à Reims, à Beaugency, à Troyes, la libératrice et l'inspiratrice du couronnement du roi, notre ville honore toutes les facettes de Jeanne d'Arc : le chef de guerre emprisonné, la jeune femme captive de soudards, l'accusée confrontée à des juges vendus, enfin la suppliciée pour sa foi et son idéal. Synthèse d'une vie publique qui dura à peine deux ans mais l'a fait entrer définitivement dans notre histoire.
Jules Michelet, dans son Histoire de France, médite sur les diverses dimensions de cete réalité historique. Il ne peut s'empêcher de souligner la part d'énigme qu'elle contient. La France, tout au long de son histoire mouvementée, est riche de guerriers batailleurs, de poètes, d'artistes, de scientifiques au vaste génie. Mais Jeanne d'Arc n'est pas des leurs, elle est encore au-dessus d'eux. Parce qu'elle a un "signe à part : Bonté, charité, douceur d'âme". "Le sauveur de la France devait être une femme. La France était femme elle-même".
S'interrogeant sur l'importance de la libération d'Orléans, le grand médiéviste Jacques Le Goff soulignait, il y a peu, que Jeanne d'Arc "appartient à l'imaginaire français". Il ajoutait aussitôt combien"l'histoire est nécessaire pour donner une âme et une assise à la politique". Aucune nation n'a de figure vraiment semblable à elle. Elle appartient à tous, sans appartenir à personne. Aucun parti ne peut la revendiquer, seul, ni récuser le lien que sa mort a scellé avec le pays.
A l'origine d'une nation encore balbutiante, mais aussi "annonciatrice d'une humanité libérée et meilleure", selon Gabriel Hanotaux, le devoir de Rouen est d'en porter le message, au-delà de son temps.

samedi 2 juin 2007

Disputatio : les chrétiens et les musulmans ont-ils le même Dieu ?



La quatrième disputatio a rassemblé aujourd'hui un très nombreux public, intéressé par le débat qu'animaient deux théologiens : Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, Président du CFCM et le Père François Bousquet de l'Institut catholique de Paris.

Il est impossible de résumer en quelques lignes une discussion aussi riche, ponctuée de chants soufis et du choeur de chambre Saint-Evode. La conclusion des deux orateurs est commune : chrétiens et musulmans ont le même Dieu, unique, créateur du monde et source de toute vie, à la fois puissant et miséricordieux. On retrouve, dans le christianisme et l'islam, un fondement humaniste. Mais des différences subsistent, notamment sur le plan de la révélation et de la transcendance : chacun a sa voie, ses croyances et ses rites. Cela ne saurait nous empêcher d'espérer ensemble et pour tous. Quoi qu'il arrive, et contrairement au passé, refusons d'associer Dieu à la violence !

Je soumets à votre réflexion quelques phrases entendues, lors de la disputatio : "la vérité n'est pas ce qui nous donne raison, elle est ce qui nous juge".

"Le mystère n'arrête pas la pensée mais il donne encore à penser"
.

Stimulant !

vendredi 1 juin 2007

La situation budgétaire du CHU de Rouen : alerte !

Le conseil d'administration du 29 mai a été en grande partie occupé à débattre de la situation budgétaire préoccupante du CHU. Malgré les efforts de gestion entrepris, le hiatus entre l'évolution des dépenses et celle des recettes pourrait compromettre la capacité d'investissement et la qualité des soins de l'établissement. Pour l'année 2006, le résultat est déficitaire de 3,8 M€. En réalité, l'insuffisance de financement est de l'ordre d'une vingtaine de M€. C'est pourquoi, j'envoie la lettre jointe au nouveau Ministre de la Santé :


"Madame la Ministre,
En tant que Président du conseil d'administration du CHU de Rouen, je souhaite appeler votre bienveillante attention sur la situation financière de l'établissement.
Malgré d'importants efforts de gestion s'inscrivant dans un contrat de retour à l'équilibre, le CHU souffre, depuis plusieurs années, d'une insuffisance chronique de ressources que la réforme du financement des hôpitaux n'a pas permis de combler. En effet, il est fortement pénalisé par les dotations affectées à deux types d'activités :
les Missions d'Intérêt Général
les Missions d'Enseignement, de Recherche et d'Innovation
qui sont notoirement insuffisantes, au moment où le CHU entreprend un programme d'investissement ambitieux destiné à optimiser son organisation et son offre de soins.
Lors du prochain conseil d'administration, l'établissement présentera un résultat déficitaire de 3,8 M€. Mais ce chiffre ne saurait faire illusion. En réalité, le déficit structurel, masqué par des mesures conjoncturelles (aides non reconductibles, économies dues à la vacance de postes médicaux, cessions d'actifs...) est très largement supérieur.
L'analyse réalisée par la Mission d'Expertise Economique et Financière et par la Trésorerie Générale conduit à la nécessité d'un accroissement annuel des ressources que nous estimons à plus de 20 M€.
Il est donc primordial, à mes yeux, qu'une aide nationale soit attribuée au CHU et que l'Agence Régionale de l'Hospitalisation accompagne également l'établissement dans son contrat de retour à l'équilibre. Cette marque de solidarité est justifiée par le rôle essentiel qu'il remplit aujourd'hui dans une région qui, sur le plan sanitaire, est dans une situation préoccupante.
Veuillez,....