Le rêve d'une coexistence pacifique entre Isräel, reconnu dans ses frontières, et un Etat palestinien, souverain, s'éloigne. L'affrontement suicidaire entre le Hamas et le Fatah, sous le regard impuissant de Mahmoud Abbas, aboutit à une partition de fait entre la bande de Gaza, contrôlée par le premier, et la Cisjordanie, contrôlée par le second. Ainsi, coupée en deux, l'Autorité palestinienne n'est guère viable.

Mais on aurait tort de croire que cette situation n'est imputable qu'aux seules rivalités internes. On se donnerait bonne conscience à peu de frais. N'oublions les causes externes : l'occupation des territoires par l'armée et les colons isräéliens, l'influence de la Syrie sur la déstabilisation du Liban, la quasi guerre civile entre sunnites et chïites, après la funeste intervention américaine en Irak, la timidité de l'Europe, incapable de définir une attitude ferme et cohérente dans cette partie du monde. Et que penser des provocations de l'Iran ? Bref, rien qui puisse à court terme opposer la sagesse d'une paix retrouvée à la folie des hommes.