L'usage du vélo en ville ne cesse de croître. Après des décennies de déclin et d'image défavorable, "les vélos sont entrés dans Paris" comme le titre le journal La Croix qui souligne qu'une petite révolution est en train de s'accomplir. La ville de Rouen, la première, puis la CAR étudient les moyens d'encourager encore la pratique du vélo. Pour mieux connaître ce dossier, voici quelques éléments d'appréciation et de comparaison :

Le succès des vélos en libre service vient de leur souplesse d'utilisation, pour de courtes distances, avec un maillage serré de la ville (2 à 300 m. entre les stations) et un système d'information en temps réel. Si l'on en croit Denis Baupin, Adjoint au maire de Paris, "le système en libre service est à la fois intelligent, car connecté à l'informatique, individuel et convivial". Cela explique la montée en puissance rapide des expériences (une quinzaine à la fin de l'année). La plupart de celles-ci couplent mobilier urbain et vélos en libre service. Toutes ont un effet d'entraînement sur l'usage du vélo. Ainsi, à Lyon, pour un vélo en libre service, trois autres sont sortis des caves ou ont été achetés.

- l'expérience lyonnaise : Vélo'v développe à Lyon et à Villeurbanne 3000 vélos en libre service, en 250 stations, avec une extension en cours. Les résultats sont très positifs, au dire le leurs initiateurs : 56 000 abonnés, 20 000 locations et 25 à 30 000 km parcourus en une journée. La moyenne est de 6 rotations quotidiennes par vélo.

C'est Lyon qui a inspiré les élus parisiens. Vélib' proposera le 15 juillet 10 000 vélos (portés ensuite à 20 000) dans 750 stations (1450 ultérieurement). Le pari est encore plus ambitieux puisqu'on espère 200 000 déplacements à terme, avec 10 utilisations quotidiennes de chaque vélo !

- autres expériences : la plus ancienne est Rennes, qui depuis 1998 offre 200 vélos dans 25 stations.
Orléans a dissocié la prestation vélo du mobilier urbain. Depuis juin, c'est Effia, filiale de la SNCF, qui met en service 300 vélos répartis en 28 stations. Le coût pour la collectivité est de 770 000 € par an (soit 2585 € par vélo). Le coût du déplacement y reste cependant inférieur à celui du tramway ou du bus.

Projets réalisés en 2007 : Mulhouse (200 vélos), Besançon (idem), Aix en Provence (idem), Marseille (1000 vélos).
Toulouse est un cas à part : à l'origine, la ville a opté pour un dispositif de location, humanisée, de plus longue durée (jour, semaine, mois) et couplé aux transports collectifs. Exploité par Movimento, il sera désormais restreint à une seule station, les élus viennent en effet de choisir un dispositif en libre service proposé par JC Decaux qui leur paraît plus souple et plus efficace.

Projets à l'étude : Rouen, Dijon, Reims, Caen, Nantes.
Le projet proposé au conseil municipal du 12 juillet concerne, pour Rouen, 250 vélos, répartis sur une vingtaine de stations, des Docks à la Fac de Médecine, de la Gare au Jardin des Plantes.
De son côté, la CAR prévoit de mettre en place, dans un délai d'1 à 3 ans, un dispositif de location ainsi que de libre service, sur une plus vaste échelle.