On ne peut pas le raconter sans en trahir les clés, découvertes pas à pas, et la fin, quelque peu surprenante. Je me contenterai donc d'en amorcer la trame qui se développe sur 25 ans, de l'adolescence du lycéen, qui s'émancipe peu à peu, à ses réflexions d'adulte tourmenté.

Michaël fait la connaissance d'une femme d'âge mur, Hanna, au beau visage rude, qui tout au long de relations quotidiennes, lui apprend à mieux se connaître. Enigmatique, elle lui demande de lui faire la lecture chaque jour : on croit alors comprendre le titre du livre mais c'est beaucoup plus tard qu'on en découvre le vrai sens. Puis, elle disparaît brutalement au bout de six mois, sans laisser aucune trace.

Le livre se poursuit lorsque, sept ans plus tard, le lycéen devenu étudiant en droit, découvre Hanna sur le bancs des accusés d'une cour d'assises. Il lui est reproché son comportement en tant que gardienne de femmes déportés, en 44-45. ce procès est pour Michaël l'occasion d'une méditation sur le passé, sur la responsabilité individuelle et collective et sur son propre destin. Il comprend enfin le lourd secret que porte cette femme, qu'il veut à la fois comprendre et condamner et qu'il n'a jamais cessé d'aimer. Il ne la reverra qu'une fois, près de vingt ans après...