Après Paris et Lyon, Rouen accueillait, le 14 septembre, la journée nationale "Transport de marchandises en ville", organisée avec la CAR et la Chambre de commerce, avec la participation de l'ADEME, du Pôle Logistique et de divers laboratoires. Depuis une dizaine d'années, notre ville est en effet en pointe sur la logistique urbaine. De premiers outils d'analyse et de premières expériences ("La Petite Reine", par exemple) ont été mis en place.

Ouvrant cette journée, j'ai insisté sur la nécessité de conjuguer transport des marchandises et fonctionnement harmonieux des villes, en particulier dans l'hyper centre. A Rouen, cette exigence a d'autant plus d'acuité que son territoire ne dispose pas encore d'un contournement routier et ferroviaire et est donc envahi de trop nombreux poids lourds. La progression du trafic fluvial ne compense pas hélas celle du trafic routier.

Aussi, nous soutenons le projet d'un Centre de Distribution Urbaine, étudié à l'échelle de l'agglomération et qui pourrait s'implanter à Eauplet, en bordure de Seine. Il s'inscrit également pour nous dans le cadre d'un projet de management du commerce. Avec ses 2700 comerçants et artisans, Rouen a la chance de posséder un formidable atout : il convient de fédérer les acteurs, d'améliorer l'accès au commerce comme de promouvoir l'information et la qualité.

Mon seul regret est qu'aussi peu d'élus de l'agglomération aient participé à cette réflexion, suivie au contraire par les professionnels et plusieurs conseillers de quartier.