Blog de Pierre Albertini

samedi 6 octobre 2007

La belle victoire des Bleus, saluée par des milliers de jeunes, Place de l'Hôtel de ville



Intense émotion, ce soir, partagée par un immense public jeune. L'écran placé devant l'Hôtel de ville, illuminé en rose pour encourager la prévention du cancer du sein, concentrait nos inquiétudes, pendant la première mi-temps et nos espoirs, pendant la seconde. Les seuls combats qu'on est sûr de perdre sont ceux qu'on ne veut pas livrer. L'équipe de France nous a donné une formidable leçon de courage et d'esprit collectif.

Là même où noius avions pleuré, lors de la finale contre l'Italie, nous avons poussé un rugissement de plaisir, après les deux essais français.

Rendez-vous, au mĂŞme endroit, pour la demi-finale contre l'Angleterre, la semaine prochaine.

Le débat sur la gratuité des musées



Le ministère de la Culture vient de lancer, pour six mois, une expérience de gratuité (pour les collections permanentes) dans neuf musées. Le passage à la gratuité a certes un contenu symbolique fort. Mais quels en sont les effets ? On dispose, pour les mesurer, des études faites en Grande-Bretagne et par la ville de Paris qui pratiquent ce système depuis quelques années.

Le constat est identique. Après une période d'accroissement spectaculaire, au début, la fréquentation se stabilise ensuite. Mais la composition du public évolue peu. Autrement dit, ce sont plutôt les habitués qui reviennent plus souvent. Il faut donc mettre en balance l'ensemble des paramètres : la perte de recettes, la fréquence et la convivialité des visites, qui changent de nature, le risque de banalisation...Comme toujours, aucune des solutions ne présente que des avantages. A Rouen, une réflexion complète est conduite par la direction des musées. Nous en reparlerons. En attendant, je cite la conclusion d'un article que Le Monde vient de publier sur le sujet :

"la gratuité, à elle seule, n'élargit en rien le public des musées. A l'heure des bilans, si le gouvernement devait généraliser la mesure, il pourrait invoquer la place des musées, le statut de l'art, le confort des amateurs. Mais sûrement pas le seul objectif aujourd'hui mis en avant : la démocratisation culturelle".