Je n'ai jamais adhéré à l'idée (fallacieuse) d'une immigration zéro : les flux d'échanges sont une constante des relations entre les nations et les peuples. Pour autant, un contrôle de l'immigration est nécessaire : il n'existe d'ailleurs aucun droit (reconnu) à s'installer librement dans un pays.

Comment concilier tradition et besoin d'accueil et contrôle des flux migratoires ? La question est tout, sauf simple. Pour moi, la réponse ne peut être qu'européenne.

Je n'approuve pas celle que propose l'amendement sur les tests ADN, même revu et atténué. Pour une raison de principe : elle réduit la famille à une seule conception biologique, contraire à notre droit. Faut-il rappeler que, dans le mariage, la filiation repose sur une présomption de paternité ? Et que faire de l'adoption qui permet de construire une famille sur l'affection ? En outre, ces tests génétiques introduisent une discrimination injustifiable entre nationaux et étrangers.

Plus secondairement, dans les pays européens qui ont l'adopté, ce genre de dispositif est inefficace. La sagesse serait donc d'abandonner cet amendement néfaste et inutile.