jeudi 29 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
jeudi 29 novembre 2007 à 10:11 :: General

Longtemps considérée comme un contrepoids nécessaire dans un pays centralisé, le cumul des mandats est désormais majoritairement rejeté par les Français. Ainsi, un sondage publié récemment indiquait que
74 % d'entre eux y étaient hostiles. Dans le Figaro du jour, Alain Juppé, lui-même qui fut à la fois Premier ministre et maire de Bordeaux, reconnaît que l'opinion publique a fortement évolué sur ce point. Personnellement, je milite pour une interdiction du cumul entre mandat de député et fonction exécutive locale. Un jour ou l'autre, le législateur tranchera cette question et fera disparaître cette spécificié française.
19 commentaires
:: aucun trackback
dimanche 25 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
dimanche 25 novembre 2007 à 20:59 :: Local

Demain matin, je signerai, en présence d'Allain Bougrain Dubourg, une convention avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) faisant du parc naturel de Rouen le
plus grand refuge d'oiseaux de France, en territoire urbain. Sur un site d'environ 200 hectares, s'étendant de la colline Sainte-Catherine à la vallée des Deux-Rivières et au site de Repainville, 49 espèces, plus ou moins menacées, ont été repérées, de la linotte mélodieuse au rossignol philomèle en passant par le chardonneret élégant.
La ville s'engage, non seulement à protéger les oiseaux mais aussi à offrir des milieux favorables à la faune et à la flore (nichoirs, plantations adaptées, jardinage écologique...). Au-delà des oiseaux, c'est bien de
biodiversité qu'il s'agit. Comme le proclame la Fondation Nicolas Hulot, "sans nature, point de futur".
11 commentaires
:: aucun trackback
vendredi 23 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
vendredi 23 novembre 2007 à 21:52 :: Local
Hier après-midi, les enfants de quatre écoles étaient réunis, place de l'Hôtel de ville, pour fêter la journée internationale des droits de l'enfant. Il y a quatre ans, Rouen devenait en effet grâce à l'UNICEF, "Ville amie des enfants".
Sur un immense planisphère, occupant tout l'espace compris entre les bassins, les enfants ont disposé des silhouettes affirmant les droits de l'enfant : droit à une vie de famille, droit au respect, droit à la santé, droit à l'éducation, droit de jouer....Les textes écrits et lus par les jeunes élèves étaient pleins de justesse et de bon sens, comme toujours. Un grand merci à tous ceux qui ont concouru au succès de cette fête (services de la ville, UNICEF, maîtres et maîtresses, artistes pour leur beau travail d'art plastique).
Exposé quelques jours encore, le planisphère qui décore la place sera ensuite découpé en protège-cahiers, chaque enfant en conservera ainsi un souvenir.
26 commentaires
:: aucun trackback
jeudi 22 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
jeudi 22 novembre 2007 à 18:41 :: General
Des blogueurs attentifs m'ont signalé le billet que Sébastien Bailly vient d'écrire sur son blog, à propos de Rouen Seniors. Je comprends, à le lire, le regret que l'auteur éprouve à n'être pas journaliste. Je crains pour lui qu'avec de telles méthodes, il ne le devienne jamais. Il faut croire que la gauche caviar est inquiète, à la voir ainsi recourir à des procédés qu'on croyait révolus.
Je tiens à apporter les précisions suivantes :
- au printemps dernier, j'ai proposé à l'équipe de Rouen Seniors de faire bénévolement trois conférences sur la Constitution de 1958. Cette idée paraissant intéressante, un programme a été communiqué aux adhérents de l'association et un calendrier fixé par la direction de celle-ci. Tout cela est aisément vérifiable.
- contrairement à ce que prétend l'auteur de ce billet, je suis toujours professeur à l'université de Rouen, n'ayant pas encore atteint l'âge de la retraite. Il est vrai que je suis, à ma demande, en position de détachement depuis mon élection comme député, en 1993. Cette décision est d'ailleurs purement volontaire car les professeurs d'université sont autorisés à exercer simultanément leur mandat parlementaire. Mais une journée n'a, c'est bien connu, que 24 heures et la dispersion n'est pas synonyme d'efficacité ! Je ne perçois donc aucun traitement depuis cette date. En matière de cumul de rémunérations, je pourrais en revanche citer un exemple très proche familialement de M. Bailly, décidément mal placé pour donner des leçons en cette matière.
- je serais très heureux que d'autres constitutionnalistes mettent, gracieusement, leurs connaissances au service de leurs concitoyens. Et si mon initiative suscite des vocations, elle aura eu, au moins, ce mérite.
Enfin, je me réserve la posibilité de porter plainte contre de telles affirmations que je considère comme diffamatoires. La campagne électorale ne saurait justifier le recours à de tels coups bas.
25 commentaires
:: aucun trackback
lundi 19 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
lundi 19 novembre 2007 à 09:17 :: Content
Vendredi, au Théatre des Arts, le concerto pour violon de Beethoven, interprété par le Royal Philarmonic Orchestra, avec au violon Vadim Repin : une merveille !
Je reste sans voix et sans mots pour décrire le plaisir éprouvé par le public.
10 commentaires
:: aucun trackback
vendredi 16 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
vendredi 16 novembre 2007 à 22:33 :: General
Dans le cadre d'Automne en Normandie, était présenté au Théatre des Arts le spectacle de Sidi Larbi Cherkaoui, danseur et chorégraphe né d'une mère flamande et d'un père marocain. Dans un beau décor oriental et sur un accompagnement de chants polyphoniques et de sons divers, les personnages, acteurs et danseurs, composent un univers étrange, devant une porte qui ne s'ouvre qu'à la fin. Sur l'enfer ou le paradis, on ne sait. Combats contre leurs ombres ou leurs doubles, entre le bien et le mal, l'esprit et la chair, chacun est libre d'interpréter à sa guise cet univers à la fois réel et imaginaire.
"La danse restera toujours un dessin éphémère ; elle disparaît avec le dernier mouvement qui y met fin", écrit l'auteur. Un beau spectacle, plein de mystère et de poésie.
aucun commentaire
:: aucun trackback
Par Pierre Albertini,
vendredi 16 novembre 2007 à 22:11 :: Content


Créée par mon prédecesseur, la MJD a fêté hier ses 10 ans. Un nombreux public participait à cet anniversaire, ponctué par un film remarquable et des témoignages vécus. En 10 ans, beaucoup de chemin a été parcouru : 40 000 habitants ont bénéficié des services, désormais étoffés, de la MJD, qui fonctionne sur la base d'un partenariat étroit entre le ministère de la Justice et la ville de Rouen.
La MJD n'est pas un tribunal. Lieu d'accueil, d'écoute et de conseil, elle ne laisse personne sans réponse et permet ainsi un meilleur accès au droit. Du concert de félicitations entendu, je retiens la qualité du personnel (greffiers et agents municipaux) , l'intensité des liens tissés avec les travailleurs sociaux et les associations, enfin la confidentialité pratiquée dans les murs, condition essentielle de ce climat de confiance générale. Au dire du procureur de la République, la MJD de Rouen est la plus efficace des 4 existant dans l'agglomération.
Prochainement, la gamme des services sera complétée par la présence de délégués du Médiateur de la République et de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité).
6 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 14 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
mercredi 14 novembre 2007 à 14:14 :: General
Les syndicalistes et les élus raisonnables reconnaissent tous la nécessité, au nom de la démographie et de l'équité, de fonder sur la même durée de cotisation (40 annuités) les régimes de retraite des salariés. Et pourtant, l'épreuve de force a lieu : le consensus, assez général, n'empêche pas le recours à la grève, avec ses conséquences économiques et sociales douloureuses.
On peut se demander s'il ne s'agit pas en réalité d'un combat de coqs, orchestré par les protagonistes. D'un côté, des syndicalistes jusqu'au boutistes veulent faire reculer le Gouvernement. Au fond d'eux-mêmes, ils savent bien que 478 000 bénéficiaires des régimes spéciaux ne pèsent pas lourd face aux 21 millions de salariés et aux 5 millions de fonctionnaires assujettis à la règle des 40 ans. De l'autre, le Président veut apparaître comme l'homme des réformes, celui qui ne recule pas devant l'épreuve. Au fond de lui-même, il sait bien qu'une négociation aura lieu, globalement ou entreprise par entreprise. N'est-ce pas un jeu de rôles qu'ils interprètent conjointement ?
Un sociologue avait parlé autrefois de "la société bloquée". Le constat est toujours actuel, hélas. Il est temps que la France trouve la voie du dialogue social et de l'anticipation. On pourrait ainsi, sans renoncer pour autant à ses idées, faire l'économie de crises qui comportent toujours un vainqueur et un vaincu. Le seul vainqueur devrait être la "Maison France".
17 commentaires
:: aucun trackback
lundi 12 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
lundi 12 novembre 2007 à 23:13 :: General
Samedi dernier, a été lancé le programme de la future Auberge de jeunesse. Il comporte à la fois un lourd travail de restauration (la "maison de maître", route de Darnétal, et la teinturerie Auvray, bâtiment du XVIIIe, très dégradé, donnant sur le Robec) et une construction nouvelle, destinée à relier les deux édifices. Ce sera un bel exemple de dialogue entre patrimoine et architecture contemporaine, dû au cabinet Arfefact.
J'ai été heureux de constater combien cet équipement faisait aujourd'hui consensus. Pourtant, si chacun regrettait amèrement la fermeture de la précédente Auberge, en 1996, personne n'avait encore imaginé d'installer la nouvelle route de Darnétal. En réalité, c'est une opportunité foncière qui est à l'origine du choix du lieu : la mise en vente de la maison de maître, convoitée par divers promoteurs. Alerté par les services, nous avons décidé d'exercer notre droit d'achat prioritaire et découragé ainsi les acquéreurs potentiels. C'est ensuite seulement qu'a germé l'idée d'y installer une Auberge de jeunesse pour succéder à celle située rive gauche, fermée pour des raisons de sécurité. Une étude de faisabilité technique et financière a conduit alors, progresivement, à l'ambitieux projet d'aujourd'hui (de 80 à 110 lits). Restait enfin à résoudre la délicate question de la présence de l'"Euro", discothèque installée dans les caves du bâtiment. Une longue négociation a permis de trouver une solution amiable.
Au fond, rien de tout cela n'aurait été possible sans la décision accélérée d'acquérir un bien dont l'usage s'est précisé chemin faisant.
26 commentaires
:: aucun trackback
dimanche 11 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
dimanche 11 novembre 2007 à 23:19 :: General
Le musée de la Corderie Vallois, à Notre-Dame de Bondeville, et le musée des Traditions et Arts normands, à Martainville, présentent deux expositions consacrées aux toiles d'ameublement qu'on appelle aujourd'hui toiles de Jouy et qu'on aurait pu aussi bien appeler toiles de Rouen. Du milieu du XVIIIe siècle à 1900, l'art des indiennes a connu en effet à Rouen et dans sa région une vogue extraordinaire, au point de devenir un élément de la mode vestimentaire et de l'ameublement. A voir jusqu'au 7 janvier 2008.
Outre le plaisir de parcourir ces expositions, un très beau catalogue a été édité : "Quand les toiles racontent des histoires". Il montre la persistance du goût pour ces cotonnades et le savoir-faire de l'industrie rouennaise, notamment dans les vallées du Cailly et du Robec. Un merveilleux voyage dans l'un des centres cotonniers les plus importants de France.
un commentaire
:: aucun trackback
jeudi 8 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
jeudi 8 novembre 2007 à 23:17 :: General
Invité cet après midi à témoigner sur le dispositif de "réussite éducative", mis en place à Rouen, j'en ai proposé une définition que je vous livre. Pour moi, la réussite éducative implique la réunion de trois conditions :
- une
maîtrise des outils fondamentaux (le lire, écrire, compter d'autrefois), sans lesquels on n'exprime clairement ni ses sentiments ni ses idées ;
-
une confiance en soi qui permet à l'élève, par divers détours (le sport, la musique par exemple) d'acquérir progressivement l'assurance, la sérénité indispensables à l'étude et à l'épanouissement personnel ;
- enfin,
l'adhésion à des valeurs qui font sens et aident à se prendre en main : le goût de l'effort, le respect de l'autre et de ses différences, la fraternité...
La réussite éducative est bien plus que la simple réussite scolaire, elle vise à former de futurs
citoyens, libres et responsables de leur destin.
32 commentaires
:: aucun trackback
mercredi 7 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
mercredi 7 novembre 2007 à 22:50 :: General
Dans un livre intitulé "La crise du politique" et dont le principal mérite est d'avoir été publié en 1997, je décrivais le doute qui taraudait la France, inquiète sur son avenir et sa place dans le monde. Ce climat dépressif persiste : cela est confirmé par l'enquête, réalisée à partir de nombreux indicateurs européens, rendue publique le 29 octobre, à l'occasion d'un séminaire sur la réalité sociale de notre pays.
Le Monde titrait à ce propos : "Les Français broient du noir en dépit de la bonne santé relative de leur pays". Leur
inquiétude, leur
scepticisme sont beaucoup plus marqués que chez nos voisins européens : ainsi, ils craignent plus les effets de la mondialisation, ont moins confiance en leurs instittutions, redoutent en plus grand nombre une dégradation de leurs conditions de vie...L'entrée dans ce cycle dépressif n'est pas récente, elle remonte à une bonne vingtaine d'années, sans qu'on puisse en prévoir la sortie.
Paradoxalement, ce moral en berne est contredit par une
natalité nettement plus élevée qu'ailleurs. En 2006, avec un taux de fécondité de 2, la France et l'Irlande sont les pays européens les plus féconds. Plus frappant encore, notre pays contribue aux deux tiers de l'accroissement démographique de l'Europe.
N'y a-t-il pas contradiction entre cet état dépresif et ce renouveau démographique ?
7 commentaires
:: aucun trackback
Par Pierre Albertini,
mercredi 7 novembre 2007 à 20:20 :: General
Depuis bientôt deux ans, j'alimente ce blog de petits billets strictement personnels, au gré de l'actualité, de ma disponibilité mais aussi de mon humeur. J'ai bien l'intention de conserver ce modeste outil d'expression, de dialogue et de liberté. Car ce blog est le seul qui n'ait jamais pratiqué de filtrage, ce qui lui vaut de recevoir aujourd'hui le plus grand nombre de commentaires, même les plus "chauds". Pour moi, la liberté ne se partage pas !
Cependant, les règles du financement des campagnes électorales m'obligent à apporter aujourd'hui quelques explications nécessaires :
- ce blog conservera un caractère personnel, il n'évoquera ni les candidatures ni les thèmes de la campagne municipale.
- j'invite donc ceux qui voudraient utiliser cet espace à des fins électorales à se reporter vers les blogs dont c'est la vocation.
- enfin, je laisserai sans réponse les commentaires qui ne respecteraient pas ces principes élémentaires. Chacun comprendra qu'il s'agit, non pas d'indifférence mais d'une stricte application de la jurisprudence de la commission des comptes de campagne.
2 commentaires
:: aucun trackback
vendredi 2 novembre 2007
Par Pierre Albertini,
vendredi 2 novembre 2007 à 18:07 :: General

Ce traité simplifié (en réalité pas si lisible que cela) met en place une
mécanique institutionnelle acceptable. Certes, il procure à l'union aucun souffle nouveau mais a le mérite de nous faire sortir, progressivement, du mauvais compromis de Nice dont ni Jacques Chirac ni Lionel Jospin n'avaient dénoncé les méfaits, à l'époque. J'espère que la ratification parlementaire sera la plus large possible pour redonner crédit à la France, dans le concert européen.
A ce propos, je reste consterné par la "démonstration" de Laurent Fabius, qui soutenait l'existence, à l'époque, d'un Plan B dont on attend encore l'esquisse. Sur les ondes de France Inter, il a prôné la
non-participation au vote, en deux temps trois mouvements :
1/ j'étais opposé au traité constitutionnel et ai appelé à voter non au référendum d'avril 2005
2/ seul, un référendum pourrait défaire ce que le peuple a fait, il y a 18 mois. Or, le président de la République souhaite une ratification parlementaire et non populaire
conclusion : j'appelle à ne pas participer au vote. Au nom de quoi ? de l'avenir de l'Europe ? Pas du tout ! au nom de l'unité du parti socialiste à préserver. On croit rêver. Ce n'est pas le contenu du traité qui justifie cette prise de position mais la nécessité de ne pas reproduire la division socialiste constatée en 2005.
Où est, dans ce cas, la recherche de l'intérêt général ? Qu'en pense notre députée ? quel sera son vote, à l'Assemblée, dans les prochaines semaines sur ce sujet important ?
19 commentaires
:: 2 trackbacks