Des blogueurs attentifs m'ont signalé le billet que Sébastien Bailly vient d'écrire sur son blog, à propos de Rouen Seniors. Je comprends, à le lire, le regret que l'auteur éprouve à n'être pas journaliste. Je crains pour lui qu'avec de telles méthodes, il ne le devienne jamais. Il faut croire que la gauche caviar est inquiète, à la voir ainsi recourir à des procédés qu'on croyait révolus.

Je tiens à apporter les précisions suivantes :

- au printemps dernier, j'ai proposé à l'équipe de Rouen Seniors de faire bénévolement trois conférences sur la Constitution de 1958. Cette idée paraissant intéressante, un programme a été communiqué aux adhérents de l'association et un calendrier fixé par la direction de celle-ci. Tout cela est aisément vérifiable.

- contrairement à ce que prétend l'auteur de ce billet, je suis toujours professeur à l'université de Rouen, n'ayant pas encore atteint l'âge de la retraite. Il est vrai que je suis, à ma demande, en position de détachement depuis mon élection comme député, en 1993. Cette décision est d'ailleurs purement volontaire car les professeurs d'université sont autorisés à exercer simultanément leur mandat parlementaire. Mais une journée n'a, c'est bien connu, que 24 heures et la dispersion n'est pas synonyme d'efficacité ! Je ne perçois donc aucun traitement depuis cette date. En matière de cumul de rémunérations, je pourrais en revanche citer un exemple très proche familialement de M. Bailly, décidément mal placé pour donner des leçons en cette matière.

- je serais très heureux que d'autres constitutionnalistes mettent, gracieusement, leurs connaissances au service de leurs concitoyens. Et si mon initiative suscite des vocations, elle aura eu, au moins, ce mérite.

Enfin, je me réserve la posibilité de porter plainte contre de telles affirmations que je considère comme diffamatoires. La campagne électorale ne saurait justifier le recours à de tels coups bas.