Blog de Pierre Albertini

jeudi 31 janvier 2008

Démocratie

Il y a quelques semaines, dans un de mes billets, je m'étais étonné du manque de respect que traduisaient certains commentaires. Depuis quelques jours, je constate que certaines personnes ne respectent plus grand chose de ce qui fonde notre démocratie : écoute, tolérance et intelligence. Les propos de 2 ou 3 esprits échauffés tiennent plus du bavardage et de l'invective que de la discussion argumentée.

Comme je ne souhaite pas que mon blog devienne, dans cette période électorale, le lieu d'un déversoir qui n'a ni sens ni mesure et parce que je n'ai jamais souhaité établir la moindre censure, je mets donc entre parenthèses, jusqu'aux élections municipales et cantonales, un des rares espaces de liberté de la blogosphère politique rouennaise. A tous les autres commentateurs de ce blog qui contribuent à la richesse de nos échanges depuis plusieurs années, je donne rendez-vous au mois de mars prochain ou sur mon blog de campagne rouen2008.com

A très bientôt le plaisir de vous retrouver.

mardi 29 janvier 2008

Etes-vous fascinés par la société américaine ?



La société américaine est déconcertante. Elle est tout à la fois capable d'innover, de créer des emplois mais aussi de dépenser plus qu'elle ne gagne, de faire financer son déficit commercial par d' autres pays qui détiennent (pour combien de temps encore ?) d'immenses réserves en dollars. Elle est dure aux plus faibles mais pourrait aussi élire, pour la première fois, un Président noir ou une femme. Elle exerce des responsabilités mondiales mais sa vie politique est marquée par un extraordinaire localisme.

Je n'éprouve pour elle aucune fascination. Je ne crois pas qu'on puisse transposer telles quelles ses initiatives et ses méthodes. Pour autant, je ne comprends guère ceux qui la critiquent sans réserves. Elle n'est pour moi ni un rêve ni un cauchemar mais une réalité contrastée qui mérite un jugement équilibré.

jeudi 24 janvier 2008

Le droit de véto de la Région



Depuis deux ans, "Un Travail pour chacun" a conçu un projet d'expérimentation, pour une cinquantaine de demandeurs d'emploi de la vallée du Cailly. Financé par des subventions, dans un premier temps, il vise à démontrer qu' une activation des dépenses consacrées au chômage (indemnisation, aides sociales, exonérations fiscales...) permettrait de trouver du travail et de rendre leur dignité à des chômeurs et à leurs familles, sans coûter plus cher à la collectivité.

Après bien des démarches, une grande partie des 600 000 € nécessaires avait été trouvée auprès de l'Etat, du conseil général, de l'agglomération. La Région a opposé une fin de non-recevoir à ce dossier, malgré notre invitation à tenter et à évaluer l'expérience. Force est aujourd'hui d'abandonner ce projet auquel une équipe, soutenue par quelques élus, a travaillé d'arrache-pied. C'est tout à fait regrettable. Avec de telles rigidités, l'expérimentation n'a pas de beaux jours devant elle dans notre pays. C'est pourtant le seul moyen de tester un dispositif et d'en tirer les leçons.

Une occasion perdue de sortir des sentiers battus !

mercredi 23 janvier 2008

Un essai stimulant sur la démocratie d'opinion



Je viens de commencer la lecture d'un essai de Jacques Julliard, historien , universitaire, journaliste et aujourd'hi directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur. Dans "La Reine du monde", chez Flammarion, il s'interroge sur l'évolution de nos sociétés et la place grandissante de l'opinion publique. J'en reparlerai certainement.

D'ores et déjà, j'en extrais cette phrase, en guise d'invitation à la réflexion : "Un leader démocratique ne saurait avoir pour seul programme d'être compris, encore moins d'être aimé".

vendredi 18 janvier 2008

La paranoïa de Ségolène



Les comptes de campagne de l'élection présidentielle sont-ils des révélateurs de la personnalité cachée des candidats ? On peut se le demander à lire les deux observations suivantes : Nicolas Sarkozy a dépensé plus de 30 000 € pour des frais de maquillage. Ségolène Royal indique, quant à elle, avoir consacré plus de 50 000 € à un dispositif de détection des micros à son siège de campagne. On savait qu'elle n'avait pas que des amis au PS mais de là à imaginer qu'elle se sente espionnée par ses petits copains...

Cela me rappelle l'état dans lequel j'ai trouvé, en 2001, le Cabinet du maire : protégé par un digi-code dont les huissiers n'avaient même pas la combinaison. J'ai eu l'occasion de le constater à mes dépens un jour où, retenu dans le couloir par un visiteur bavard, je n'ai pu rentrer dans mon bureau. Inutile de dire que j'ai aussitôt demandé de supprimer ce dispositif qui était une insulte aux agents municipaux eux-mêmes.

samedi 12 janvier 2008

Courage, fuyons...



Le Parlement va être prochainement réuni en Congrès, à Versailles, pour modifier la Constitution et rendre ainsi possible la ratification ultérieure du Traité de Lisbonne. C'est évidemment un sujet important, il importe de savoir comment vont voter nos représentants.

Je crains qu'on ait du mal à le savoir, s'agissant de nombreux parlementaires socialistes. En effet, leurs dirigeants prônent la non -participation au Congrès au motif que le Président de la République entend faire ratifier, ensuite, le Traité par la voie parlementaire et non référendaire. Ce n'est franchement pas compréhensible. Le débat sur la ratification viendra après Versailles. Dans un premier temps, il s'agit de réviser la Constitution, pour autoriser l'approbation du Traité.

Est-il concevable de refuser de participer au Congrès ? Certes, je comprends, au plan des principes, qu'on réclame une ratification par voie référendaire pour respecter le parallélisme des formes : seul, le peuple peut revenir sur la décision négative qu'il a prise en 2005. Mais ce n'est pas encore la question posée ! A tout prendre, je trouve plus logique la position des opposants socialistes au Traité qui, tels Emmanuelli ou Loncle, iront clairement voter "non" à Versailles, ils sont cohérents avec eux-mêmes. Ce "courage, fuyons" n'est pas conforme à ce que l'on est en droit d'attendre d'élus du peuple. L'Europe mérite mieux que cette forme d'hypocrisie.

jeudi 10 janvier 2008

Spam



Le filtre anti-spam de ce blog fonctionne sur une liste de mots-clés (que je complète au fil du temps) et bannit tout commentaire contenant l'un de ses mots. C'est ce qui arrivé à l'un de mes commentaires hier sur le billet "Bastien et Bastienne", cela est visiblement arrivé à d'autres ces derniers jours. Je remettrai en ligne, le plus régulièrement possible, les commentaires bloqués. Mais comprenez bien que je ne pourrai le faire toutes les heures !

Il n'y a jamais eu de censure sur mon blog et il n'y en aura jamais, qu'on se le dise.

Ne pas instrumentaliser la question du logement étudiant



La question du logement social étudiant a surgi, dans le débat local, à l'occasion de la vente de l'ex-école d'infirmières par le CHU. La meilleure manière de faire avancer ce dossier important n'est sans doute pas de prendre à témoin les parties prenantes intéressées par voie de presse.

Dans l'attente d'une série de propositions que fera prochainement la ville, je rappelle que la décision de vendre relève du CHU, propriétaire des murs et du terrain, et s'inscrit dans un plan de retour à l'équilibre de ses comptes, déficitaires depuis une dizaine d'années. En outre, la ville de Rouen ne saurait mettre en oeuvre son droit de préemption car le terrain en question est hors du périmètre de ce mécanisme. Enfin, la compétence "logement étudiant" appartient à la communauté d'agglomération qui vient d'élaborer son PLH.

La cause du logement étudiant est trop sérieuse pour être livrée aux délices d'une campagne électorale.

lundi 7 janvier 2008

"Les amours de Bastien et Bastienne", sur Arte.



Je vous recommande "Les amours de Bastien et Bastienne", diffusé ce soir, hélas à 23 h, sur Arte. Avec l'orchestre de l'Opéra de Rouen , sous la direction de Laurence Equilbey.

Déjà donné deux fois au Théatre des Arts, c'est un vrai régal facétieux, une formidable envolée sur les harmonies de Mozart. De quoi remettre les idées et les sentiments en place, même chez les esprits grincheux !

dimanche 6 janvier 2008

Les rouennais battus aux tirs au but, après prolongation, quittent la Coupe la tête haute



Dans un stade Diochon plein et vibrant pour son équipe, c'était, ce soir, la fête du football à Rouen. Comme au bon vieux temps des Diables rouges. Les joueurs se sont bien battus, ils ont même dominé le match, à la fin de la deuxième mi-temps et pendant les deux prolongations, ne s'inclinant qu'aux tirs aux buts (5 à 4).

Il n'y a rien à regretter, sauf peut-être ce but refusé aux rouennais, pour un hors-jeu qui ne me paraisssait pas évident. Quoi qu'il en soit, il faudra maintenant, après ce beau rêve, se concentrer sur le championnat : l'occasion de remonter en National est aussi un beau défi.