D'où vient l'incroyable succès de "Bienvenue chez les Ch'tis" ?
Par Pierre Albertini, mercredi 9 avril 2008 à 12:34 :: General :: #348 :: rss
Je l'avoue, j'ai moi aussi cédé à la tentation d'aller voir ce film qui est en passe de battre tous les records d'affluence et pas seulement en France. D'où vient son succès ?
Il n'est pas dû à un scénario exceptionnel, à un jeu d'acteurs époustouflant ou à une mise en scène hors du commun. Le film puise au contraire son sujet dans la vie ordinaire dont la "banalité, écrivait Flaubert, est à faire mourir de tristesse" : il raconte les péripéties d'un receveur de la Poste et l'émoi de son couple, à l'idée de devoir passer deux ans dans l'"enfer du Nord", à Bergues très exactement. Ce n'est pas a priori d'une grande originalité !
L'écho rencontré vient, à mes yeux, d'ailleurs. Essentiellement, de la nostalgie qui accompagne, tout au long du film, la description des sentiments simples qui relient les acteurs : l'amitié, l'amour, la solidarité...Tout le contraire d'une intrigue complexe, à vous prendre la tête. On rit, beaucoup, des préjugés, des astuces, des mésaventures alcoolisées des personnages qui nous sont rapidement sympathiques car ils nous sont proches. Tout le contraire aussi d'une société du doute, à l'avenir incertain. C'est une France ordinaire mais généreuse qui nous est présentée et qu'on voudrait voir se perpétuer encore. Ce succès est aussi une revanche sur une critique bo-bo, d'inspiration parisienne, qui avait déjà dézingué "Les Choristes", au nom de valeurs esthétiques qu'elle tente d'imposer aux autres. Non Messieurs les beaux esprits. Le bouche à oreille reste le meilleur média, ne vous en déplaise. Vous êtes légitimes à encenser ou à condamner mais votre jugement ne fait pas, seul, l'opinion.
Il n'est pas dû à un scénario exceptionnel, à un jeu d'acteurs époustouflant ou à une mise en scène hors du commun. Le film puise au contraire son sujet dans la vie ordinaire dont la "banalité, écrivait Flaubert, est à faire mourir de tristesse" : il raconte les péripéties d'un receveur de la Poste et l'émoi de son couple, à l'idée de devoir passer deux ans dans l'"enfer du Nord", à Bergues très exactement. Ce n'est pas a priori d'une grande originalité !
L'écho rencontré vient, à mes yeux, d'ailleurs. Essentiellement, de la nostalgie qui accompagne, tout au long du film, la description des sentiments simples qui relient les acteurs : l'amitié, l'amour, la solidarité...Tout le contraire d'une intrigue complexe, à vous prendre la tête. On rit, beaucoup, des préjugés, des astuces, des mésaventures alcoolisées des personnages qui nous sont rapidement sympathiques car ils nous sont proches. Tout le contraire aussi d'une société du doute, à l'avenir incertain. C'est une France ordinaire mais généreuse qui nous est présentée et qu'on voudrait voir se perpétuer encore. Ce succès est aussi une revanche sur une critique bo-bo, d'inspiration parisienne, qui avait déjà dézingué "Les Choristes", au nom de valeurs esthétiques qu'elle tente d'imposer aux autres. Non Messieurs les beaux esprits. Le bouche à oreille reste le meilleur média, ne vous en déplaise. Vous êtes légitimes à encenser ou à condamner mais votre jugement ne fait pas, seul, l'opinion.
Commentaires
1. Le mercredi 23 avril 2008 à 16:36, par François
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.