Alors que le bâtiment est déjà au niveau du 2e étage et que la dépense engagée frise les 18 M. d'euros, le maire de Rouen vient d'annoncer l'arrêt de la Médiathèque. Que dire, à chaud, d'une décision aussi brutale, avant même que le rapport demandé à l'Inspection Générale soit réalisé ?

C'est la seconde fois que des élus socialistes interrompent le cours d'un tel projet. En 1995, Yvon Robert avait déjà retiré la candidature de la ville aux 12 grandes bibliothèques. En 2008, le même esprit de rupture et de vengeance frappe encore. On prive ainsi les habitants d'un équipement qu'ils attendent depuis 20 ans. Quel gâchis ! Je veux croire que cette décision n'est pas irréversible mais l'espoir n'est plus qu'un petit fil fragile...

Des années de travail sont anéanties, un formidable outil de développement de la lecture publique est jeté aux oubliettes d'une histoire peu glorieuse. Rouennais, vous aurez du sport en guise de culture, de maîtrise de la langue et de l'écrit. On revient au siècle précédent. Je suis triste ce soir et ne trouve pas les mots pour exprimer l'ampleur du désastre que ce geste négatif va propager, à la vitesse grand V, dans tous les milieux attachés au rayonnement de la culture, dans notre pays et ailleurs.