Au-delà de la question de la solidité des banques, autres établissements financiers et fonds spéculatifs, on voit poindre dans le discours public, en France comme aux Etats-Unis, une référence à de nécessaires "grands travaux". Dans notre pays, Nicolas Sarkozy évoque un plan de rénovation des transports publics et une stratégie nationale de recherche. Aux Etats-Unis, Henry Paulson, Secrétaire d'Etat au Trésor, parle ouvertement d'un programme d'investissement et de remise à niveau des grandes infrastructures. Pragmatisme, diront les uns, vire-volte et retour aux vieilles recettes, diront les autres. Tout cela montre bien que l'économie est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls "experts" et qu'elle a besoin d'un acteur public, garant des grands équilibres et de la solidarité.

En France, dans un budget plombé par le déficit et par la dette, combien d'argent pourrons-nous mettre sur la table ?