Le verdict est tombé hier : la Cour administrative d'appel a rejeté, comme tout le laissait imaginer, le recours de l'ancien maire de Rouen contre le permis délivré en vue de remplacer l'actuel palais des congrès, fermé depuis 1996, par un nouvel édifice, à usage de commerces, congrès et logements. Trois de chute (après l'échec du référé et le jugement négatif du Tribunal administratif) ! Ces péripéties n'intéresseraient personne si elles n'avaient pour conséquence de retarder une solution attendue depuis plus de dix ans maintenant. Cette obstination aurait un sens que si une alternative claire avait été proposée par l'équipe municipale actuelle : rachat du bâtiment délabré, réaménagement de la place, lancement d'un concours d'architecture...que sais-je encore. Mais il n'en est rien. Dans l'immédiat, le seul effet visible de ces recours à répétition est le maintien, au coeur de Rouen, d'une véritable friche qui fait la désolation des rouennais et des touristes.

Après le simulacre de concertation du début de l'été, quel est aujourd'hui le scénario le plus vraisemblable ? Un ultime recours en cassation devant le Conseil d'Etat ? J'espère qu'un quatrième échec nous sera épargné. Je crois plutôt à un retour au projet initial, longtemps vitupéré par les élus socialistes. Une discussion avec le bénéficiaire du permis est probablement déjà ouverte, pour trouver quelques corrections (c'est toujours possible) au dessin de l'architecte Jean-Paul Viguier. On viendra nous dire alors les mérites de la nouvelle version.

Tant de bruit pour si peu, tant de retard pour un tel résultat, tant d'hypocrisie autour d'un pseudo-référendum ! Dur, dur de réhabiliter la politique avec ce genre de méthode...