samedi 20 décembre 2008
La communauté urbaine a du plomb dans l'aile
Par Pierre Albertini, samedi 20 dĂ©cembre 2008 à 15:17 :: General
Pour crĂ©er une communautĂ© urbaine Ă Rouen, comme il en existe dans les plus grandes agglomĂ©rations françaises, il faut un territoire continu de 500 000 habitants. Or, la communautĂ© de communes de Caux-Austreberthe, en disant non Ă la proposition de Laurent Fabius, en compromet du mĂȘme coup la rĂ©alisation. OĂč retrouver les 25 000 habitants manquants ?
On connaissait les rĂ©ticences de tous ceux qui sont "pour le changement Ă condition que rien ne bouge" mais on pouvait espĂ©rer que l'intĂ©rĂȘt du projet l'emporterait sur les questions que chacun se posait lĂ©gitimement : quelles compĂ©tences pour la future structure, quel projet Ă mettre en oeuvre, quel rĂŽle pour la ville centre et pour les autres pĂŽles ? La crainte d'ĂȘtre absorbĂ© dans un vaste ensemble, de perdre ses bastions et, plus encore, de devoir partager le produit de la taxe professionnelle semble ĂȘtre la plus forte. Ce n'est pas Ă mettre au crĂ©dit des Ă©lus de l'agglomĂ©ration.
Pour ma part, j'avais proposĂ© avant les autres la crĂ©ation d'une communautĂ© urbaine, Ă©chelle pertinente pour rĂ©pondre aux grands dĂ©fis d'aujourd'hui : transports, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, Ă©quipements structurants...A l'Ă©poque, les socialistes avaient rĂ©pondu que c'Ă©tait une initiative intĂ©ressante mais "prĂ©maturĂ©e". Seule, la communautĂ© d'agglomĂ©ration Seine-Eure (Louviers-Val de Reuil) avait rĂ©pondu favorablement. ConsidĂ©rant qu'une idĂ©e doit ĂȘtre jugĂ©e en fonction de son intĂ©rĂȘt et non de son auteur, je ne me rĂ©jouis pas des difficultĂ©s que rencontre maintenant la crĂ©ation d'une CU. Je ne joindrai pas ma voix Ă ceux qui se lamentent perpĂ©tuellement ou cherchent un alibi pour ne rien faire. On tenait lĂ une occasion de faire entrer notre agglomĂ©ration dans la cour des grands (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Marseille, Nantes et quelques autres), je veux croire encore que ce n'est pas fichu.
On connaissait les rĂ©ticences de tous ceux qui sont "pour le changement Ă condition que rien ne bouge" mais on pouvait espĂ©rer que l'intĂ©rĂȘt du projet l'emporterait sur les questions que chacun se posait lĂ©gitimement : quelles compĂ©tences pour la future structure, quel projet Ă mettre en oeuvre, quel rĂŽle pour la ville centre et pour les autres pĂŽles ? La crainte d'ĂȘtre absorbĂ© dans un vaste ensemble, de perdre ses bastions et, plus encore, de devoir partager le produit de la taxe professionnelle semble ĂȘtre la plus forte. Ce n'est pas Ă mettre au crĂ©dit des Ă©lus de l'agglomĂ©ration.
Pour ma part, j'avais proposĂ© avant les autres la crĂ©ation d'une communautĂ© urbaine, Ă©chelle pertinente pour rĂ©pondre aux grands dĂ©fis d'aujourd'hui : transports, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, Ă©quipements structurants...A l'Ă©poque, les socialistes avaient rĂ©pondu que c'Ă©tait une initiative intĂ©ressante mais "prĂ©maturĂ©e". Seule, la communautĂ© d'agglomĂ©ration Seine-Eure (Louviers-Val de Reuil) avait rĂ©pondu favorablement. ConsidĂ©rant qu'une idĂ©e doit ĂȘtre jugĂ©e en fonction de son intĂ©rĂȘt et non de son auteur, je ne me rĂ©jouis pas des difficultĂ©s que rencontre maintenant la crĂ©ation d'une CU. Je ne joindrai pas ma voix Ă ceux qui se lamentent perpĂ©tuellement ou cherchent un alibi pour ne rien faire. On tenait lĂ une occasion de faire entrer notre agglomĂ©ration dans la cour des grands (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Marseille, Nantes et quelques autres), je veux croire encore que ce n'est pas fichu.