La communauté urbaine a du plomb dans l'aile
Par Pierre Albertini, samedi 20 dĂ©cembre 2008 à 15:17 :: General :: #412 :: rss
Pour crĂ©er une communautĂ© urbaine Ă Rouen, comme il en existe dans les plus grandes agglomĂ©rations françaises, il faut un territoire continu de 500 000 habitants. Or, la communautĂ© de communes de Caux-Austreberthe, en disant non Ă la proposition de Laurent Fabius, en compromet du mĂȘme coup la rĂ©alisation. OĂč retrouver les 25 000 habitants manquants ?
On connaissait les rĂ©ticences de tous ceux qui sont "pour le changement Ă condition que rien ne bouge" mais on pouvait espĂ©rer que l'intĂ©rĂȘt du projet l'emporterait sur les questions que chacun se posait lĂ©gitimement : quelles compĂ©tences pour la future structure, quel projet Ă mettre en oeuvre, quel rĂŽle pour la ville centre et pour les autres pĂŽles ? La crainte d'ĂȘtre absorbĂ© dans un vaste ensemble, de perdre ses bastions et, plus encore, de devoir partager le produit de la taxe professionnelle semble ĂȘtre la plus forte. Ce n'est pas Ă mettre au crĂ©dit des Ă©lus de l'agglomĂ©ration.
Pour ma part, j'avais proposĂ© avant les autres la crĂ©ation d'une communautĂ© urbaine, Ă©chelle pertinente pour rĂ©pondre aux grands dĂ©fis d'aujourd'hui : transports, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, Ă©quipements structurants...A l'Ă©poque, les socialistes avaient rĂ©pondu que c'Ă©tait une initiative intĂ©ressante mais "prĂ©maturĂ©e". Seule, la communautĂ© d'agglomĂ©ration Seine-Eure (Louviers-Val de Reuil) avait rĂ©pondu favorablement. ConsidĂ©rant qu'une idĂ©e doit ĂȘtre jugĂ©e en fonction de son intĂ©rĂȘt et non de son auteur, je ne me rĂ©jouis pas des difficultĂ©s que rencontre maintenant la crĂ©ation d'une CU. Je ne joindrai pas ma voix Ă ceux qui se lamentent perpĂ©tuellement ou cherchent un alibi pour ne rien faire. On tenait lĂ une occasion de faire entrer notre agglomĂ©ration dans la cour des grands (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Marseille, Nantes et quelques autres), je veux croire encore que ce n'est pas fichu.
On connaissait les rĂ©ticences de tous ceux qui sont "pour le changement Ă condition que rien ne bouge" mais on pouvait espĂ©rer que l'intĂ©rĂȘt du projet l'emporterait sur les questions que chacun se posait lĂ©gitimement : quelles compĂ©tences pour la future structure, quel projet Ă mettre en oeuvre, quel rĂŽle pour la ville centre et pour les autres pĂŽles ? La crainte d'ĂȘtre absorbĂ© dans un vaste ensemble, de perdre ses bastions et, plus encore, de devoir partager le produit de la taxe professionnelle semble ĂȘtre la plus forte. Ce n'est pas Ă mettre au crĂ©dit des Ă©lus de l'agglomĂ©ration.
Pour ma part, j'avais proposĂ© avant les autres la crĂ©ation d'une communautĂ© urbaine, Ă©chelle pertinente pour rĂ©pondre aux grands dĂ©fis d'aujourd'hui : transports, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, Ă©quipements structurants...A l'Ă©poque, les socialistes avaient rĂ©pondu que c'Ă©tait une initiative intĂ©ressante mais "prĂ©maturĂ©e". Seule, la communautĂ© d'agglomĂ©ration Seine-Eure (Louviers-Val de Reuil) avait rĂ©pondu favorablement. ConsidĂ©rant qu'une idĂ©e doit ĂȘtre jugĂ©e en fonction de son intĂ©rĂȘt et non de son auteur, je ne me rĂ©jouis pas des difficultĂ©s que rencontre maintenant la crĂ©ation d'une CU. Je ne joindrai pas ma voix Ă ceux qui se lamentent perpĂ©tuellement ou cherchent un alibi pour ne rien faire. On tenait lĂ une occasion de faire entrer notre agglomĂ©ration dans la cour des grands (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Marseille, Nantes et quelques autres), je veux croire encore que ce n'est pas fichu.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.