Le sentiment à l'égard de l'Union européenne est ambivalent : elle est critiquée à la fois pour ses insuffisances (politique extérieure, défense, emploi, protection sociale) et pour ses interventions abusives (l'affaire du vin rosé en est la derniÚre illustration). Pour remettre les idées en place, quoi de plus utile que de rapeler ce qu'est le budget européen dont la plupart des électeurs n'ont aucune idée précise ?

Ce qui frappe d'abord, c'est la modestie de ce budget. En volume, pour 2008 : 128 milliards d'euros pour 27 Etats. Par comparaison, le budget de la France, pour la mĂȘme annĂ©e est de 355 milliards d'euros. Rappelons que le budget de l'Union est aujourd'hui plafonnĂ© Ă  1,24 % du revenu national brut europĂ©en.

DĂ©composition par grands postes de dĂ©penses : cohĂ©sion : 47 milliards, dĂ©penses agricoles : 41 milliards, compĂ©titivitĂ© : 11 milliards (dont recherche : 6,1). Les autres postes sont trĂšs nettement infĂ©rieurs (coopĂ©ration et aide humanitaire : 3 milliards, mĂȘme somme pour la prĂ©-adhĂ©sion et le voisinage europĂ©en). Cette rĂ©partition traduit certes l'Ă©volution des politiques mises en oeuvre mais le coĂ»t de l'agriculture reste prĂ©gnant (c'est le premier poste de dĂ©penses si l'on y ajoute le dĂ©veloppement rural et la pĂȘche).

Comment ce budget est-il financé ? Par trois grands types de recettes : la plus importante, et de loin, est la contribution des Etats, fondée sur leur richesse respective (67 % du budget). Viennent ensuite à parts égales les ressources de TVA, d'une part, les droits de douane, droits agricoles et cotisation sucre, d'autre part.

Prochain billet : combien l'Europe coûte réellement à la France ?