Blog de Pierre Albertini

mercredi 30 septembre 2009

L'Université Populaire rouvre ses portes le 8 octobre



Après une première année de fonctionnement, avec près de 25 réunions, l'Université Populaire rouvrira ses portes le 8 octobre prochain. Gratuite, ouverte à tous et sans inscription préalable, elle accueille les participants chaque jeudi (hors vacances scolaires) de 18 h 30 à 20 h. à la Maison des Associations, 11, avenue Pasteur à Rouen.

Une innovation cette année : un partenariat avec la librairie L'Armitière permettra de dialoguer avec un auteur venu présenter son dernier livre. Les premiers invités seront :
Thierry Coville, chercheur à l'IRIS, le 5 novembre
le philosophe Yves Michaud, le 12 novembre.

Pour plus de renseignements, consulter le site : up-rouen.net

vendredi 25 septembre 2009

La Gare Saint-Sever et la desserte ferroviaire de Rouen



Une procédure de concertation est proposée aux rouennais sur le projet d'une nouvelle gare, à Saint-Sever. Je ne peux que m'en réjouir. Lorsque l'agglomération et la région ont lancé une reflexion sur le sujet, il y a trois ans, j'ai été le premier à me prononcer en faveur du site de Saint-Sever. La ligne actuelle, rive droite, est en effet proche de la saturation et la gare,coincée entre deux tunnels, ne peut guère se prêter à l'amélioration souhaitée. Cela m'a valu, à l'époque, des remarques acerbes de mes interlocuteurs. Aujourd'hui, le site ne fait plus question, tant mieux.

Mais si le positionnement d'une future gare fait l'objet d'un large consensus, le débat aujourd'hui échappe aux seuls rouennais. Depuis le lancement des études, la proposition du Président de la République de relier Le Havre à Paris par un TGV change la dimension du projet initial. Nous étions partis sur un train classique, améliorant la laison vers Paris en régularité, en confort et un peu en vitesse. Rouen-Paris en une heure, comme c'était le cas dans les années 60, avec des ...locomotives à vapeur !

Chacun paraissait convaincu qu'un TGV ne se justifiait pas sur une distance aussi courte. Ce que demandent les rouennais, c'est avant tout des trains à l'heure, plus propres et plus confortables. Or la proposition présidentielle parlait au départ d'un TGV Le Havre-Paris en 45 minutes. Inutile alors de phosphorer longtemps. Si l'idée avait été maintenue, ce TGV ne se serait même pas arrêté à Rouen. Depuis cette annonce fracassante, heureusement, le ministre des Transports a corrigé le tir. Il parle d'une liaison rapide Le Havre-Rouen-Mantes-Paris, ce qui est à l'évidence plus conforme à la raison. Reste un dernier choix : quel type de train ? Personnellement, je penche pour une solution moins coûteuse qu'un TGV : train Corail de nouvelle génération ou train pendulaire. J'ai peur en effet qu'un projet pharaonique conduise à une impasse financière. Nous aurions alors tout perdu, lâché la proie pour l'ombre.

Affaire à suivre avec attention, notamment lors de la venue prochaine dans notre ville du ministre des Transports.

P.S.

Le démarrage de la nouvelle ligne Le Havre-Rouen-Strasbourg, via Roissy, n'est guère encourageant pour le moment. Avez-vous essayé, par exemple, de l'emprunter pour prendre un avion à Roissy, comme je l'ai fait il y a quelques jours ? Depuis Rouen, le train met 2h30, il n'arrive à l'aéroport qu'à 10h30. Sachant que les compagnies exigent une présence 2 heures avant le décollage, le calcul est hélas vite fait. Pour le prendre, il faut que votre avion ne décolle pas avant 13h. L'avantage est mince.

mercredi 16 septembre 2009

Barroso ou Barroso ?



Je n'ai rien contre le président sortant de la Commission européenne, je n'ai rien pour, non plus. Son élection aujourd'hui par les parlementaires européens, réunis à Strasbourg, est plus que probable. Elle se déroule cependant dans un contexte qui n'est guère enthousiasmant pour les partisans d'une Europe forte, dont je suis. Qu'on le veuille ou non, le bilan de M. Barroso est assez modeste. Certes, il ne peut être tenu pour seul responsable des avancées limitées constatées en cinq ans, les chefs d'Etat et de Gouvernement le sont tout autant, sinon plus. Pourtant, ce bilan médiocre ne va pas empêcher M. Barroso d'en reprendre pour cinq nouvelles années. C'est cela que l'on a du mal à comprendre.

De quoi dépend la désignation, plus que probable, de M. Barroso ? D'abord, des 27 Etats qui composent l'Union : en se mettant d'accord a minima sur la reconduction du Président sortant, ils ruinent toute possibilité d'un autre choix. On le voit clairement à travers la position des grands groupes politiques qui composent aujourd'hui le Parlement européen. Le PPE, gagnant de ces élections, soutient le sortant, ce n'est pas une surprise. Ce qui l'est plus, c'est l'attitude des socialistes qui constituent le deuxième groupe : tiraillés entre plusieurs tendances (le non, le oui, l'abstention), ils ont finalement décidés de ... s'abstenir, position "courageuse" s'il en est ! Les amis mêmes de François Bayrou sont également divisés. On n'entend plus guère que Daniel Cohn-Bendit ferrailler, en vain, contre cette hypocrisie ambiante.

Le fond de la question est simple : la nouvelle Commission sera-t-elle capable de prendre l'initiative, de redevenir l'aiguillon de l'Europe ? On peut en douter car, depuis des années, l'inter-gouvernemental l'emporte de plus en plus sur le communautaire. Les Etats mesurent chichement la marge de manoeuvre, étroite, qu'ils laissent à la Commission. Pourtant, qui a abordé ce sujet essentiel ces derniers mois ? Tant que la répartition des rôles : Commission-Conseil-Parlement n'aura pas été tranchée fermement, dans le sens d'une plus large initiative donnée aux commissaires et aux députés, la marche vers une Europe politique (dont on a besoin plus que jamais) restera chaotique.

samedi 5 septembre 2009

Domenech et Escalettes : entraîneur et président à vie



Pour saluer la rentrée, j'avais choisi de parler du match de foot France-Roumanie. Une façon d'échapper, égoïstement, aux universités d'été des partis politiques, aux primaires du PS, à la pandémie grippale et aux bonus des traders dont on nous rabat les oreilles, chaque jour, sans doute pour éviter de parler de problèmes autrement plus graves. A entendre les joueurs, j'avais quelque raison d'être optimiste sur l'issue du match, à entendre l'entraîneur et le président de la fédération, j'avais au contraire toutes les raisons de m'inquiéter.

Après 95 minutes de suspens, le verdict est tombé : match nul. Je ne voudrais pas insister sur ce qualificatif et faire du mauvais esprit. On a assisté, pour la première fois depuis longtemps, à une première mi-temps enlevée et plaisante, les joueurs français semblaient enfin décomplexés et offensifs. Dominés, les Roumains l'étaient dans tous les compartiments du jeu. Puis vint ce but qu'on croyait libérateur. Erreur funeste ! Peu après, un Français marquait contre son camp, donnant à la Roumanie un point qu'elle ne méritait pas, du moins si l'on s'en tient au nombre de ses tirs cadrés.

Ce sera dur, très dur en Serbie mercredi prochain. Mais quoi qu'il en soit, je propose que notre entraîneur et notre président le soient désormais à vie. Car en fait d'incompétence et de bêtise, il est difficile de faire mieux. Et comme on a les records qu'on peut, au moins celui-là ne nous sera pas contesté. Laissons les donc conduire l'équipe de France à sa perte, laissons des joueurs de talent qui évoluent, pour la plupart à l'étranger, obéir encore à leur coaching stupide. Il y a longtemps que le ridicule ne tue plus et que le sens de l'honneur s'est perdu.

A bientôt, pour des sujets sans doute plus graves.