La dĂ©cision de supprimer la "garden party" organisĂ©e par l'ElysĂ©e, Ă  l'occasion du 14 juillet, semble avoir Ă©tĂ© prise. Au moment oĂč la rigueur, sinon l'austĂ©ritĂ©, justifierait une chasse ouverte aux gaspillages de l'argent public, elle ne peut qu'ĂȘtre approuvĂ©e. On aurait dĂ» mettre un terme Ă  ces invitations dĂ©bridĂ©es depuis longtemps. Non que la FĂȘte Nationale ne doive pas ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e. Bien au contraire. Mais cette cĂ©lĂ©bration doit rester dans des limites dĂ©centes et non se perdre dans une course effrĂ©nĂ©e aux cartons de champagne et autres rĂ©jouissances coĂ»teuses pour l'Etat, donc pour le citoyen.

En tant que parlementaire, j'ai Ă©tĂ© personnellement invitĂ© Ă  plusieurs reprises par F. Mitterrand puis par J. Chirac, Ă  l'ElysĂ©e. Je ne m'y suis jamais rendu, tant ce faste pourtant qualifiĂ© de rĂ©publicain me paraissait hors de propos. Il y a des maniĂšres Ă  la fois plus efficaces et plus Ă©conomes de rappeler le sens du 14 juillet : Ă  l'origine fĂȘte de la FĂ©dĂ©ration, dans une France encore monarchique, aujourd'hui symbole d'une unitĂ© nationale dont on ne devrait jamais perdre de vue qu'elle est le ciment qui nous unit.