On n'est pas sorti de l'auberge
Par Pierre Albertini, mardi 24 aoĂ»t 2010 à 16:53 :: General :: #519 :: rss
La rentrée qui se prépare est dominée par plusieurs problèmes lourds : l'augmentation du chômage, en particulier chez les premières victimes que sont les jeunes, la réforme des retraites, la diminution des déficits publics, la sécurité. La réponse sera-t-elle à la hauteur des enjeux ? J'en doute. La popularité du président, véritable inspirateur de la politique, est la plus faible de toutes les courbes enregistrées depuis trente ans. Mais les solutions de l'opposition sont-elles plus crédibles ?
Deux sondages récents témoignent du scepticisme des Français sur la capacité des gouvernants, actuels et futurs, à modifier le cours des choses. Une majorité de personnes interrogées souhaite la victoire de la gauche, en 2012. Mais, dans le même temps, une proportion identique estime que les mesures proposées par les socialistes ne seront pas plus efficaces. L'alternance n'est pas (pour le moment au moins) la source d'un espoir de changement positif. C'est bien là la preuve du fossé qui sépare la classe politique des électeurs : nous sommes dans une société du désarroi, de la "défiance", selon le titre de l'ouvrage de deux économistes (Algan et Cahuc). La première condition pour que revienne la confiance est une politique unificatrice, qui rassemble et non qui divise, qui partage les efforts de manière équitable, qui donne une perspective collective à notre pays. Je n'en vois pas encore les prémices.
Commentaires
1. Le mardi 24 aoĂ»t 2010 à 18:17, par J€FF
2. Le mercredi 1 septembre 2010 à 13:35, par Dimitri EGLOFF
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