Blog de Pierre Albertini

jeudi 26 juillet 2007

Eana, terre des possibles



J'ai visité à deux reprises ce chantier confié à Rouen Seine Aménagement. C'est le 30 avril 2008 qu'Eana ouvrira les portes de ce parc de 60 hectares, situé dans la vallée du Commerce. Porté par la communauté de communes de Port-Jérôme et de Bolbec, il proposera un rendez-vous avec la planète, de la naissance de l'univers aux exigences du développement durable.

Organisé autour de l'abbaye du Valasse, en pleine restauration, le parc comporte un pavillon des innovations, des ateliers pédagogiques, un parcours de plein air thématique, un théatre de verdure et une base de données pour habiter, se déplacer et consommer autrement.

Espace à vocation régionale, doté de salles de séminaires, Eana fait le pari d'un développement maîtrisé et d'une société responsable. Bravo aux élus pour cette initiative audacieuse !

www.eana.fr

samedi 14 juillet 2007

Mobilier urbain et vélos en libre service



Le Conseil municipal, réuni le 12 juillet, a approuvé par 39 voix contre 12 la proposition de la Commission d'appel d'offres sur le mobilier urbain. L'économie du futur contrat avec la Sté JC Decaux est la suivante :

- installation de mobilier urbain publicitaire (2 m. carrés, 8 m. carrés et colonnes)
- en contrepartie : paiement d'une redevance à la ville (150 000 € par an)
mise à disposition gratuite de 1000 m. carrés d'affichage municipal
installation de 250 vélos en libre service, répartis en 20 stations.

- Y-a-t-il augmentation de la surface publicitaire concédée à JC Decaux ?

Non. Celle-ci reste non seulement identique mais sera étalée sur un territoire plus vaste. En revanche, tous supports confondus, la surface publicitaire a fortement diminué à Rouen : de 6390 m. carrés en 2001 à 3008 m. carrés en 2008.

- Ces vélos en libre service contredisent-ils le plan de développement en faveur du vélo que la CAR vient d'adopter à l'unanimité, le 2 juillet ?

A mon sens, non. La CAR a proposé l'installation, dans un délai d'1 à 3 ans, de vélos en libre service ou en location (à la semaine, au mois) et de consignes sécurisées. Rouen fournira rapidement la moitié de la flotte en libre service (500 vélos). Rien n'empêche d'étendre ensuite le dispositif à d'autres communes de l'agglo. Il faudra seulement veiller à la compatibilité technique (remise des vélos en particulier) si les opérateurs choisis sont différents.

- Dans les expériences françaises antérieures, est-ce la ville centre ou l'agglomération qui est à l'initiative des vélos en libre service ?

C'est toujours la ville centre (à Rennes, Toulouse, Lyon, Paris, Bordeaux, Marseille, Mulhouse, Orléans...). Car l'usage montre que l'utilisation des vélos en question correspond à de courtes distances, dans la zone urbaine la pus dense.

- L'expérience de Lyon, en attendant celle de Paris le 15 juillet, est-elle vraiment concluante ?

Si l'on en croit les élus concernés, oui. 60 000 lyonnais sont abonnés. Chaque jour, il y a 26 000 locations. La quasi totalité sert à un parcours domicile-travail ou domicile-étude. Enfin, pour la première fois, en 2007, le trafic automobile a diminué à Lyon (sources : La Croix, Le Monde). Cela montre qu'il ne s'agit pas d'un gadget !

-On a parlé de "vélos d'opérette" à propos du dispositif envisagé à Rouen...

Ce serait le cas si l'on se bornait à ce dispositif. Mais il n'en est rien. Il faut encourager la pratique du vélo en ville sous toutes ses formes, par des aménagements appropriés. La ville a commencé ce travail, il sera accentué dans les prochains mois, pour rattraper un retard collectif qui concerne autant la CAR que la ville .Partout où une offre en libre service a été mise en place, l'usage du vélo s'est multiplié. Ainsi, à Lyon, la pratique cycliste a augmenté de 75 % en deux ans. Au-delà, c'est l'ensemble des déplacements qu'il faut traiter dans une approche complémentaire : transports collectifs, voiture, vélo, marche à pied, en prenant en compte la politique du stationnement. Le sujet est trop sérieux pour être envisagé de façon polémique ou électoraliste.

- Le système mis en place sera-t-il gratuit ou payant ?

L'utilisation des vélos a été conçue pour être accessible au plus grand nombre. Ainsi, moyennant un abonnement à l'année ou à la journée, la 1ère demi-heure sera gratuite. Comme le temps de parcours moyen, dans les villes équipées, est de l'ordre de 20 mn, il ne devrait pas y avoir d'obstacle à un usage géné ralisé.

- Quand les premières stations seront-elles installées ? Quelle évaluation sera faite du dispositif ?

Les stations les plus importantes (centre ville, CHU) seront prêtes pour la fin de l'année. Pour l'Armada, l'essentiel du dispositif devra être en place. Enfin, une évaluation de l'usage, des motifs de déplacements, des transferts modaux est évidemment indispensable pour juger de sa pertinence.

jeudi 12 juillet 2007

Un bowling au coeur de Rouen



L'installation de la CAMIF au bas de la rue Jeanne d'Arc, voulue par la minicipalité précédente, a été un échec commercial. Le magasin est fermé depuis de longs mois. C'est un bowling qui sera prochainement ouvert dans cet espace. Les travaux d'aménagement avancent vite et devraient être achevés dans quelques semaines. Une créperie, une salle de séminaires complèteront l'équipement de ce lieu, bien situé et bien desservi par un parking souterrain offrant une bonne capacité de statiionnement. Il est question aussi d'accueillir soit un bar-brasserie soit la station de France bleu Haute-Normandie, à l'étroit boulevard des Belges.

mardi 10 juillet 2007

Espace Monet-Cathédrale : 3e échec pour l'ancien maire de Rouen

Le Tribunal administratif de Rouen vient de rendre, le 5 juillet, son jugement sur le permis de construire en question. Comme je m'y étais engagé, je reproduis le jugement. Sans commentaire. Chacun fera le sien.

Tribunal administratif de Rouen, 1ère chambre

Considérant, d'une part, que la seule qualité de conseiller minicipal ne suffit pas à conférer à M. Robert un intérêt suffisant pour contester la légalité de l'arrêté par lequel le maire de Rouen a délivré le permis de construire attaqué au profit de la société civile de construction immobilière "espace Claude Monet" quelle qu'ait pu être l'implication de la commune de Rouen dans ce projet et quelle que soit l'importance de ce dernier;

Considérant, d'autre part, qu'il resort des pièces du dossier que l'immeuble autorisé par le permis de construire litigieux qui est situé au centre du tissu urbain de la ville de Rouen ne sera, en aucune de ses façades ou toiture, visible de la propriété de M. Robert, distante de 950 mètres; que la seule circonstance tirée de ce que l'implantation de cet immeuble de conception architecturale moderne, en lieu et place du Palais des Congrès érigé en 1976 et lui-même contesté par une partie de la population rouennaise, est autorisée à 50 mètres de la cathédrale de Rouen et porterait une atteinte esthéthique importante à la place de la cathédrale qu'il aurait pour effet de dénaturer, ne saurait suffire à reconnaître à tout habitant de Rouen un intérêt particulier pour contester la légalité d'un tel projet de construction;

Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. Robert ne justifie, ni en sa qualité de conseiller municipal, ni en sa qualité d'habitant de Rouen d'un intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre du permis de construire attaqué; que les conclusions présentées par ce dernier tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du maire de la commune de Rouen en date du 30 avril 2006 et de la décision en date du 17 juillet 2006 par laquelle le maire de la commune de Rouen a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre dudit arrêté ne peuvent dès lors qu'être rejetées;

DECIDE :
Article 1er : la requête de M. Robert est rejetée.
Article 2 : M. Robert versera à la commune de Rouen et à la société civile de construction-vente Espace Monet Cathédrale une somme de 1000 euros chacune

mercredi 4 juillet 2007

Une chaudière Biomasse à la Chapelle Darblay

Vendredi après midi, en présence de l'ambassadeur de Finlande, était inaugurée, à Grand-Couronne, une chaudière Biomasse, en fonctionnement depuis quelques mois sur le site de la Chapelle Darblay. Belle revanche pour une entreprise dont la pérennité paraissait compromise au milieu des années 80 et qui est aujourd'hui un fleuron de la filière papier écologique, dans le monde. Déjà, l'entreprise ne fabriquait que du papier 100 % recyclé. Désormais, l'alimentation de la chaudière (qui produit aussi de l'électricité) l'inscrit dans un processus environnemental conciliant énergie et protection de la nature. Enfin, le transport par barge des déchets de bois vient compléter la gamme.

Après CKD pour Renault, le transport fluvial connaît une progression remarquable sur la Seine. Rouen : port du développement durable, c'est à notre portée.

mardi 3 juillet 2007

La Bodega, un nouvel espace sur la Seine



Sur le quai rive gauche, La Bodega vous attend... Ancienne péniche désormais immobile, remarquablement aménagée, elle est un lieu idéal pour réceptions, séminaires, rencontres et cérémonies familiales. Elle peut accueillir jusqu'à 190 personnes, au ras de l'eau. Une invitation permanente au voyage, pour des tarifs de location tout à fait raisonnables. Il y a longtemps qu'on attendait un tel équipement au bord de l'eau.

le site

lundi 2 juillet 2007

Le bon travail de "Musique à l'Ecole"



Les Réseaux d'Education Prioritaires, soutenus par le Grand Projet de Ville, permettent à plus de 1300 élèves des Hauts de Rouen et de Grammont de recevoir une éducation musicale, à travers le chant choral et l'initiation au langage musical.

Le succès des concerts de fin d'année témoigne de l'intérêt de ce programme auquel participe étroitement la ville de Rouen. Organisé sur le temps scolaire, il permet tout à la fois une découverte personnelle et l'apprentissage d'une discipline collective. En cela, la musique est libératrice : car la confiance acquise retentit aussi sur les résultats obtenus à l'école.

Merci à toute l'équipe (musiciens et enseignants) et aux enfants des écoles de nous avoir offert ce beau moment de partage et de joie.